Récit de voyage (9e épisode)   18 comments


C’est ici, vraiment, que vont commencer les beautés de ce pays des rêves comme vous l’appelez. 

 A travers une route sale, boueuse et des gens puants qui viennent vous regarder sous le nez, on nous conduit dans une maison ; traversant des corridors malpropres, nous arrivons à une petite chambre un taudis, où se trouve un grabat pendant qu’on nous cherche une voiture, on nous apporte l’éternel thé ; nous n’osons y toucher, tellement la saleté est grande, quoique nous ayons soif. Ici, nouvel ennui : pas moyen de dénicher une voiture.  Je ne veux pourtant pas loger ici.  On parvient à trouver deux chariots sur lesquels nous chargeons nos bagages et nous ensuite.  Nous voilà en route.  Nous arrivons ainsi à Recht à 10 heures du soir.  Il y a toujours de la boue à Recht par ce fait qu’il y pleut souvent.  Les chaleurs y  étant également très fortes, le climat est malsain, i l y a beaucoup de fièvres.  L’hôtel où nous descendons, le seul de la ville, est tenu par des français, Mr et Mme G.  Nous soupons et allons ensuite nous coucher.  Nous sommes littéralement dévorés la nuit par les moustiques.

 

Le lendemain, nous faisons connaissance de deux français qui sont depuis 4 mois à l’hôtel ; ils s’occupent ici de l’achat de cocons.  L’un des deux a fait les deux petites photographies que je vous ai envoyées dernièrement de cette ville. 

Mon guide va pour engager une caravane, pas de mulets disponibles, il faut prendre des chevaux.  Aïe ! Aïe ! – 

 

 Le départ se fixe au lendemain samedi 25 à 5 heures du soir.  Nous sortons jeter un coup d’œil sur la ville.  Elle est très grande .

 Les magasins sont ouverts à tous vents ; il n’y a ni fenêtres, ni cloisons ; ce sont les bazars où l’on vend de tout ce que l’on peut imaginer.  Ici, il n’y a que des persans.  Les femmes sont également voilées.  Dans les maisons particulières il n’y a pas de fenêtres donnant sur l’extérieur.  Toutes les maisons sont faites de boue séchée au  soleil, les briques sont inconnues ici.  Cette boue est mélangée de paille et de petits cailloux et est assez solide.  A Téhéran, les maisons sont construites avec les mêmes matériaux et de la même manière qu’à Recht.

 

Nous nous ennuyons ferme dans cet hôtel où l’on nous écorche vifs, c’est encore autre chose qu’en Russie.

 

Le samedi à 4 heures, la pluie commence à tomber mais les chevaux sont là ; il faut se mettre en route. Des éclairs déchirent le ciel ; il y aura bientôt de la musique dans les airs ! Cela promet.

Nous partons à 5 ½ heures.- J’ai un bon cheval bien docile ; il n’en est pas de même d’Adolphine qui a un rossard de cheval blanc ; au moment où elle l’enfourche, à califourchon, il se cabre et cherche à la désarçonner.  Mon guide est obligé de descendre de sa monture et de conduire cette rosse à la main. La pluie devient diluvienne, une pluie comme il n’a jamais été donné de voir et un épouvantable orage éclate ; nous étions trempés comme si nous avions été plongés dans une rivière et il devient impossible de continuer.

Nous rentrons donc à Recht chez la tante de notre guide pour laisser passer l’orage.  Trois jours, nous avons dû attendre !  Il n’a pas cessé de pleuvoir à torrents jusqu’au lundi.

Publié 4 juin 2009 par josydhoest dans Emotions

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18 réponses à “Récit de voyage (9e épisode)

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  1. Ici dans cet épisode, prédomine, l\’insalubrité, la boue, les moustiques….(bien sûr, pour ceux qui ont l\’habitude de vivre dans mieux….) difficile de ne pas le critiquer…Etrange en effet, ces maisons construites de boue, paille et cailloux….et celles sans fenêtre, la clarté ne rentrait donc pas….les 3 jours de torrents pluvieux ont donc forcé de rester et d\’attendre que cela passe…M\’en vais voir le 10e maintenant (j\’essaie de rattrapper mon retard)….

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  2. curieux, ces constructions au "torchis" sont actuellement de + en + préconisées pour leur qualité isothermique…Comme quoi!!!!!!!Eternel retour…………….

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  3. pffffff je suis en retard!!!!!j\’aime beaucoup cette vision de l\’orage"il y aura bientôt de la musique dans les airs"je m\’en souviendrai au prochain oragebisous à toi et super w.end

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  4. oui je comprends!! l\’époque ne facilitait pas les voyages !mais on ressent cette difficulté de s\’adapter à la saleté! il en parle très souvent!

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  5. Vois-tu Anne-Marie, il est allé labas pour son travail !

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  6. bouf grognon le mari!! il aurait dû rester chez lui pour le confort d\’autant plus dans cette région et à cette époque! il n\’avait pas l\’âme d\’un aventurier!! bisous josy!

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  7. Mamie Lily, tu as parlé trop vite ! lis le prochain épisode (lol)

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  8. Dis, il n\’a pas pensé d\’échanger son cheval docile avec celui de sa tendre épouse???Bon, enfin, il parle un peu de son Adolphine!Il fallait avoir du courage pour cette aventure!!!

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  9. Quel voyage..ça ne donne pas vraiment envie d\’y être. Je plains ce couple, quelle galère!..Super récit pourtant.J\’ai trouvé une carte..Bakou/Recht http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/etude/perse/carte_perse_hg.jpg

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    ♥.҈.҈.♥. Zéphyrine
  10. De plus en plus interressant.Nous apprenons beaucoup de choses .Merci et bisous

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  11. Olala, j\’ai plusieurs épisodes de retard… mais je reviens… j\’ai hâte de lire la suite !BisousLO

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  12. Là, le voyage est nettement moins agréable, et l\’on souffre avec eux, tellement on entre dans le récit. L\’époque n\’était pas au coocooning. Quel récit palpitant .!

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  13. Si cela vous intéresse, j\’ai mis un album avec des photos de bibelots qu\’ils ont rapportés de Perse !

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  14. Cela devient de plus en plus prenant, nous faisons le voyage avec eux…….

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  15. Toujours aussi riches en détails et rebondissements.

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  16. Véritable équipée que ce voyage, riche en informations diverses. Il ne faut pas non plus oublier le contexte et l\’époque.

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  17. …je crois que c\’est maintenant que commence la partie du récit la meilleur… … … je pense ?!

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  18. Si je ne me trompe pas, cette technique de construction s\’appelle : le torchis. ( voir fin de la page ) On ajoute de la chaux pour coller le tout. Ce récit est une mine de renseignements, même si certaines étymologies semblent approximatives, mais bon, il y a longtemps de cela.

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