RECIT DE VOYAGE – 11e épisode   24 comments


Le mercredi 29,  nous partons à 6 heures du matin et nous commençons à gravir des montagnes.  La fatigue commence à se faire rudement sentir.- 

 

 Les montagnes sont belles, mais notre fatigue ne nous donne ni le courage ni l’envie de les admirer et cependant, nous sommes encore bien loin du but.  Nous nous bornons à nous tenir à cheval, c’est déjà bien joli.-  J’ai un mal cuisant aux fesses.  Je vous vois déjà rire d’ici, mais je vous garantis que cela n’a rien de réjouissant.-

 

A 11 heures, nous arrivons devant une habitation où résident deux français depuis 16 ans.- Deux français, mari et femme, nous faisons un bon petit déjeuner et nous nous remettons en route avec un nouveau courage.-  Il fait maintenant une chaleur accablante, le soleil nous gratifie de ses rayons brûlants, cependant, nous nous en passerions bien volontiers. 

Nous arrivons à Mendjil à 2 heures, harassés de fatigue.

 

Adolphine supporte ce terrible voyage en femme vaillante ; pas une plainte, pourtant il y a de quoi en proférer.  Avec cela des logements où l’on a peur de s’étendre tant ils sont remplis de puces et elles ont toutes des becs de cuir en Asie.

Le lendemain, jeudi 30 septembre, nous partons à 5 ½ du matin.  Nous arrivons, toujours sans descendre de cheval à 11 ½ heures à Parchman.  Notre fatigue est grande, le soleil torride et il nous est impossible de mettre un pied devant l’autre.- 

Après avoir mis pied à terre, j’ai le postérieur en sang.  Si j’avais en ce moment une chandelle d’un sous, elle me soulagerait énormément.-  Ah ! Qu’il faut souffrir pour devenir cavalier.

 

Tout près du caravansérail, coule une rivière très limpide, nous allons nous baigner Adolphine et moi.  Quelle délicieuse sensation.-  Attendons la suite …

 La nuit, il nous est impossible de fermer l’œil, des puces par régiments et ce qui est plus répugnant, c’est que nous avons des poux sur le corps ! Et pas des petits, je vous l’assure.

Comme il n’est pas possible de rester là, je donne l’ordre de partir à 2 heures du matin.  Nous commençons l’ascension du fameux Karsan.-  Nous ne pouvons nous tenir de sommeil ; parfois, nous glissons de cheval et heureusement, nous pouvons toujours nous rattraper ; avec le lever du soleil, cela se dissipe un peu.  Seulement la fatigue augmente de plus en plus, le voyage devient trop pénible et le soleil cuit nos pauvres figures.  Je fais arrêter la caravane à 10 heures et nous nous étendons par terre durant une heure.  Nous n’en pouvions plus.

 

Publié 7 juin 2009 par josydhoest dans Emotions

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24 réponses à “RECIT DE VOYAGE – 11e épisode

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  1. Oh la la quelle expédition !! De vrais aventuriers. A bientot

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  2. Eh bien! les fesses en piteux état, les puces à bec de cuir!!!! les poux….et pour tout enrober la chaleur accablante du soleil implacable…le sommeil se faisant ressentir de plus belle – mais quasi impossible de fermer l\’oeil….ou très peu…Oui, j\’en conviens, cela devait vraiment être éprouvant….(tu vois, je rattrape mon retard, sinon on perd le fil)

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  3. quel courage, quelle volontéon devrait en prendre des leçons, avec nos petits bobossuperbe aventure, mais il fallait le faire!!!!bisous à toi

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  4. J\’aime tellement caresser les pages d\’un livre et de sentir l\’odeur du papier !

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  5. Mais tu peux le lire entièrement sur le web..c\’est vrai que ce serait mieux de l\’avoir en main.

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    ♥.҈.҈.♥. Zéphyrine
  6. Super !!! Ce livre complète admirablement le récit ! Je vais essayer de me le procurer chez un antiquaire !

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  7. Faire marcher la roulette

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    ♥.҈.҈.♥. Zéphyrine
  8. ♥.҈.҈.♥. Zéphyrine
  9. Heureusement que l\’on a eu l\’explication d\’Agamède, parce qu\’en cherchant sur le net..en ne posant que bougie et fesses, vous tombez juste sur des trucs un peu tendancieux!Encore une trouvaille qui va corroborer les écrits que tu recopies:http://books.google.fr/books?id=Pf4OAAAAQAAJ&pg=RA1-PA428&lpg=RA1-PA428&dq=mendjil&source=bl&ots=MBi40cHRDg&sig=Q4n_gIyteaEOkBG_t7SXDzFwBSM&hl=fr&ei=sCQsSraKEuPTjAegmaT3Cg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=7#PRA1-PA428,M1Juste en dessous des dates 1805/1806 vous avez page 428, vous pouvez revenir en arrière, je pense qu\’il y a de quoi lire, un bouquin complet!

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    ♥.҈.҈.♥. Zéphyrine
  10. nos pères avaient les remédes !!!!!!!!! les mères aussi !!!!!!!!! partagea bientot bises amitiesAnne mary

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  11. Non Pascaldine … merci à LUI !

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  12. Quelle andouille je fais !!!! J\’avais pris la date d\’écriture de la lettre ! Aïe aïe aïe, faut-y être bête quand même !!! Mea culpa !Bien, les explications d\’Agamède, merci à elle !

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  13. Pas toujours rose ce voyage. Ils ont du se mordre la chique nos deux aventuriers.

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  14. Voilà ce qu\’on appelle "avoir le feu aux fesses" ………….!!! lol………!

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  15. oui c\’est aussi ce qui me paraissait le plus logique!! car le postérieur au dessus de la bougie !! aie!!!!!lol bisous josy!!

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  16. Agamède grand merci !!! pour cette précision ! Je lirais volontiers le carnet de ton grand-père ! A quand ce plaisir ?

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  17. Alors donc les chandelles à 1 sous (très cher!) étaient généralement en suif très pur, et les cavaliers s\’en mettaientt sur les fesses et l\’intérieur des cuisses comme de la "crême" protectrice pour diminuer les frottements et éviter les échauffements donc les infections consécutives extrèment problèmatiques dans de telles régions. (carnet de mon G-père colonel de cavalerie coloniale Alep en syrie 1929)

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  18. Quelle suite voyage pénible! Le cheval qui ,lorsque l\’on est pas un cavalier, est une sinécure , les conditions d\’hygiène déplorables mais, dans beaucoup de pays, hélas c\’était comme çà, rendent ces journées comme un enfer. La tante fait l\’admiration de l\’oncle qui pour la première fois semble parler d\’elle avec admiration.

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  19. Tu sais au fil de ton récit, je pense à notre jeunesse actuelle ..qui bien qu\’ayant des moyens de locomotion confortables, ne sont pas disposés à s\’éloigner d\’un rayon très court de leur logis….pour trouver du boulot……..Nos ancêtres avaient une autre tenacité et pugnacité….Certes, je n\’en fais pas une généralité, mais…….Je suppose qu\’il souhaitait faire fondre la chandelle et en faire " un amortisseur" pour fesses?????

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  20. La bougie pour cicatriser les plaies ?…. une sorte d\’emplâtre, peut être ? !!!! mais ça ne devait pas être des plus commodes ni des plus "confortables"….!

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  21. Pascaldine, au sujet de la bougie je me suis posée la même question !!!!Tout ce que je sais, pour l\’âge , c\’est celui de la tante elle avait 31 ans !

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  22. Ben Pascaldine, calcul faux !!! du 10 septembre au 1897 au 3 octobre1897 (date de leur arrivée à Téhéran)pour moi cela fait 24 jours !!!

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  23. Et pis dis aussi… si j\’ai bien calculé, cela va faire une année qu\’ils ont quitté la Belgique !!!! Crénon !

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  24. Heuuuuuuuu… il en aurait fait quoi de sa chandelle d\’un sou ? Je ne vois pas bien !Dis Josy… quel âge avaient-ils lorsqu\’ils ont fait ce voyage harassant ?

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