Récit de voyage (12e épisode)   17 comments


A 11 heures, après avoir un peu sommeillé, nous remontons à cheval et ouste ! Notre calvaire commence.-  Vous ne pouvez vous faire une idée de cette ascension et ce n’est pas ce que je vous donne comme détails qui puisse vous en donner une.  Il faudrait un volume pour vous expliquer cela et je n’ai ni l’envie, ni surtout le temps d’en faire un.

Enfin, vers midi, nous atteignons le sommet de Karsan.  A 4000 mètres de hauteur et rien à boire, ni à manger, nos provisions sont épuisées et nous sommes en route depuis 2 heures de la nuit.  Nous mourons  de faim.- 

La descente commence.- Le chemin est bon, mais nous sommes anéantis par la fatigue. Nous arrivons enfin à Aya Baba à 2 ¼ heures.

Douze heures à cheval pour des apprentis, qu’en dites-vous ?  Que c’est sottise de le faire n’est-ce pas !  C’est aussi mon avis.

Je suis littéralement brûlé du soleil, je n’ai plus de peau sur le visage et j’ai un coup de soleil dans les yeux, ils sont injectés de sang.  Adolphine est moins brûlée que moi.

On doit nous enlever de cheval, je ne sais plus marcher.

Comme le caravansérail est dégoûtant, mon guide me demande de repartir à 2 heures de la nuit.  All right ! Car j’ai peur des poux.  Nous couchons dehors et à 2 heures, nous repartons.

La route est longue et belle, la nuit est très froide.  Nous arrivons à Kasvin,(actuellement Quavin  – note de Josy) terme de notre voyage à cheval, le samedi à 7 ½ heures du matin.  Voilà, notre chevauchée terminée.  Demain, nous serons arrivés.

Téhéran, cette idée nous fait oublier nos souffrances ; ma foi, nous n’avons pas eu d’accidents, comme dit le proverbe : tout est bien qui finit bien.  C’est notre cas, pendant un voyage à cheval de six jours, pas même une chute, ce qui est rare pour un cavalier dans ce pays.  Ma figure est entièrement crevassée par ce beau soleil persan, je suis joli garçon, croyez-moi !

Nous descendons à l’hôtel Sad Saltané et nous y mangeons excessivement bien, le vin du pays est excellent et les fruits sont savoureux. Raisins, pêches.. Comme il n’y en a pas chez nous.

La Perse est d’ailleurs le pays le plus riche en raisins, seulement, les Persans ne s’en occupent pas, le coran leur interdisant le vin, et ils observent le coran.  Nous sommes, pour eux, des pedarsak (fils de chiens).

 

Publié 7 juin 2009 par josydhoest dans Emotions

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17 réponses à “Récit de voyage (12e épisode)

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  1. Un sacre voyage tout de meme pour l’epoque . L’expedition est terminee?? .bisous

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  2. Ce n\’est presque pas imaginable…un tel périple à cheval…Chapeau! Est-ce parce que les circonstances sont plus dures, l\’oncle semble évoquer plus souvent son épouse!

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  3. Ouf! quel soulagement en effet, de pouvoir se rassasier à l\’hôtel Sad Saltané….et sûrement contents aussi de pouvoir quitter le cheval, ayant \’\’le derrière\’\’ plus qu\’en compote, quand au visage crevassé par le soleil, cela ne devait pas être évident non plus…Restait aussi sans nul doute, à se débarrasser des puces et des poux….. (m\’en vais voir le 13e maintenant, ainsi plus de retard)

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  4. Oui je m\’en doute ma chère Josy…….. Mais lorsque je parlais du vieil oncle, j\’entendais \’vieil oncle\’ dans le sens historique du terme et de l\’époque quand cette histoire est arrivée.

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  5. Christian! à cette époque ce n\’était pas un vieil homme, il avait 31 ans …!!! Il est décédé en 1939 !

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  6. En attendant, le seul à se plaindre c\’est le "tonton"….!!! la tante Adolphine est "impériale" !!!!!!!!!!!

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  7. Passer un col de montagne à 4000 mètres, et en plus à cheval, c\’est pas mal du tout !Félicitons l\’exploit de ce vieil oncle !A mon avis,les moyens de transport dans ces régions n\’ont pas du tellement changer, même à notre époque.C\’était rare de voyager ainsi, dans ce temps là .( surtout pour un européen)Heureusement, il y avait les caravansérails.

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  8. je crois qu\’il était content d\’arriver!! je comprends!! les puces ,les poux ,moustiques et le postérieur et le visage en feu!!! quelle aventure!! mais je trouve que la, on se sentait vivre véritablement !maintenant tu prends un avion et zou! tu es dans un autre univers, sans progression! beau récit josy!!

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  9. Quel courage : On a toujours l\’impression que le moral est au super Top ! Jamais trop de plaintes à part un postérieur bien entamés par sans doute les mauvaises selles des chevaux, et les longs trajets, juste ce qu\’il faut de plaintes pout la saleté de caravansérails, pas de plaintes non plus alors que la espiration est difficle à 4000 métres d\’atlitude.et puis les visages brûlés par le soleil qui sont aussi sans doute douloureux. Quelle volonté aussi, plus d\’un, je pense, aurait abandonné devant tant de difficultés. on ne peut être qu\’admiratif devant un tel homme, en lui faisant cependant un tout petit reproche, il ne parle pas beaucoup des souffrances endurées par sa femme ou si peu .Peut -être, elle, de son côté a-t -elle tenu un journal ..

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  10. purée et moi après 3heures de moto, je marche comme un cow boyspauvre fessesbizzzzzzzz

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  11. Visages brûlés par le soleil …..et je n\’ose imaginer l\’état de leurs postérieurs après 12 h de cheval pour des"apprentis" comme dit l\’oncle vaillant !Heureusement ils trouvent toujours réconfort à table, …"quand l\’appétit va….," n\’est-ce-pas ?Quel périple ! en ces temps-là, pas de guide du routard….de l\’aventure pure et dure !!

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  12. Merci Marie Pipoune, j\’ai lu en diagonale ce compte-rendu ! de la création des sociétés commerciales Belge-Persane de 1887-1895 – à lire page 25 les date des créations (le sucre 18.10.1894)L\’oncle est allé labas en 1897 trois ans avant la cessation des activités de l\’usine ! Mais il a dû se recycler dans une autre société établie après 1900 !

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  13. Eh bien si on lit tout cela, il ne va plus rester de temps du tout pour les tâches ménagères, déjà que l\’on est obligées de sortir des plats tous prêts, on va finir par devoir mettre des vêtements jetables!

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    ♥.҈.҈.♥. Zéphyrine
  14. http://www.flwi.ugent.be/btng-rbhc/pdf/BTNG-RBHC,%2008,%201977,%201-2,%20pp%20001-052.pdfTes récits m\’ont inciter à aller consulter sur le Net, la présence belge en Perse.(cf. lien ci-dessus).Le livre mentionné par Régine, il serait peut être possible de le trouver au village du livre à REDU????????Sacrés cavaliers ces "pedarsak" ainsi dénommés……………….

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  15. Franchement, fallait oser faire un tel périple. De plus avec son épouse, peur de rien cet homme.

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  16. Oserais-je mettre un com, avec toutes les âneries débitées aujourd\’hui ??? (et pas uniquement chez toi, Josy… lol).Allez, je vais me contenter d\’être bien heureuse de voir que les pedarsak arrivent au bout de leurs misères équestres…Et je vais essayer d\’être plus attentive à partir de demain !

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  17. Mais tu tires plus vite que ton ombre…juste le temps de lire le 11 ème épisode que le 12 ème est déjà posé!

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    ♥.҈.҈.♥. Zéphyrine

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