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MON PETIT COIN DE PARADIS …11e EPISODE   6 comments


….

– Rassurez-vous, je suis prudente, l’eau est trop froide pour que l’on s’y baigne.  Ou alors , jamais seule …

 

 

Fabienne et moi

 

 

– Un bateau de pêche a trouvé dans ses filets un corps sans vie, un vacancier disparu depuis plusieurs jours. Il avait dit aux siens qu’il partait se balader !

Il avait dit vrai, c’était le père d’une amie de ma fille. L’évènement malheureux avait ému le village entier.

Je n’insistai point sur ce pénible sujet. Je fis diversion en lui montrant ma nouvelle trouvaille. Il la prit délicatement.

 

turitelle

– Cette turritelle est belle !
Il étudiait de près chaque tour, la caressait délicatement. Elle est complète, me dit-il. Voyez  là, à son axe d’enroulement, elle porte encore sa coquille embryonnaire arrondie !

Oufti, il m’apprenait quelque chose !Une coquille embryonnaire arrondie !

Je penchai la tête vers le fossile. L’ongle court et net de son index me désignait ce que je voulais voir. Désormais, je vérifierai plus attentivement mes découvertes.

– Possèdent-elles toutes cette particularité ?
– Pour les gastéropodes, oui… mais sur une coquille trouvée, le sommet est souvent absent.

Je me promis d’examiner ses remarques, dès mon retour, dans le guide des coquillages marins qui avait pris place dans la bibliothèque mais dont je n’avais feuilleté que quelques pages.

– Vous pouvez garder ce spécimen, je vous en fais cadeau !

J’avais dit cela spontanément et je le regrettais déjà. Quelle idiote j’étais, je priai  donc  Neptune pour qu’il n’accepte point cette merveille.

 

pour coin de paradis 031

Contrairement à mon attente, il me remercia. Regarda le cadeau, le fit rouler lentement entre les doigts, puis…  d’un geste brusque le lança, loin, dans l’océan.   Si loin que mon regard, pourtant alerte, ne put se poser sur le point de chute.

Les mots me manquaient, pourquoi cette attitude. Je n’eus pas le temps de lui demander que la réponse arrivait ironique et cinglante à la fois.

– Ce cadeau, je peux donc en disposer à ma guise ! Qu’il repose là où il était avant sa découverte !

Le visage déconfit, je le laissai sur place en le saluant froidement. J’étais en colère, je ne comprenais pas mon attitude, quelle mouche m’avait piquée pour offrir un coquillage auquel je tenais tant. Je laissai mes pas diriger mon retour. L’esprit encore tout perturbé par ce qui venait de se produire.

Plongée dans mes pensées, je sursautai, une bestiole avait pris mon dos pour reposoir. Je tentai de l’en délogeai, mes doigts ne trouvèrent point l’importun attendu mais bien une plume.

MON PETIT COIN DE PARADIS … 10 ième   13 comments


Suite 10

La pluie du matin était  oubliée.Une chaleur moins lourde invitait les vacanciers à retrouver les plaisirs de la plage.

Inutile, d’arroser ni de donner à boire aux écureuils .

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Pas question de sieste;  aujourd’hui  le courage de marcher loin imposait à mon corps de ne plus tarder à prendre le sentier des dunes. Je pris donc l’appareil-photos et un sac pour les diverses découvertes éventuelles.

 Du haut des caillebotis, je ne me lassais point de contempler pour la xième fois ce panorama océanique toujours pareil et cependant à maints égards toujours différent à chaque seconde.

 

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Au pied d’une baïne, je distinguai le pêcheur.

Infatigable, il avançait d’un pas certain, les aisselles presque sous eau, les bras levés, supportant une ligne qu’il voulait lancer au plus loin dans l’océan;   2 autres attendaient, elles aussi, d’être lancées par ce pêcheur vigoureux.

 

J’allai vers lui, traversant l’eau que les rides dessinées dans le sable retenaient prisonnière.

 

 

Provocante et ironique je lui lançai :

– Tu comptes sur du bar pour ce soir ?
– Pourquoi pas, vous serez nos invités ! Et si les enfants en ont envie ils seront les bienvenus !

 

C’était bien là F. et son plaisir de réunir à sa table les gens qu’il aimait et dont nous faisions partie.

(Un de ces étés passés, une idylle, que l’on croyait de vacances, avait réuni son fils et notre fille, cependant, l’amour de nos tourtereaux était devenu solide. Notre fille a quitté son coin de Belgique un 1er novembre 1994 et habite avec Thierry dans cette belle région chère à mon cœur).

– Alors il faudra une pêche abondante ! Je vais, de mon côté récolter ce que la marée a laissé à découvert On se revoit au retour !

– Oui, dans quelques heures sans doute, avec toi, on ne sait jamais, me dit-il, tout en attachant un pauvre lançon au bout de l’hameçon.

pour coin de paradis 008

L’air marin caressait mon corps nu. Le sable mouillé retenait un court instant l’empreinte de mes pas. Je m’en allais, le dos courbé, les yeux fixés sur les pierres et coquillages et lentement mais sûrement, je m’éloignais.

 Je laissai de côté, une ébauche de cabane faite avec les déchets divers   que la mer avait déposés sur la plage  …Je l’avais vue de loin, son drapeau flottant au vent.   J’y jetterais « un œil de photographe » en repassant …

 

1 je l'avais vue de loin

A présent, je ne croisais plus personne, la rive et la dune semblaient m’appartenir.

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Plus de deux heures s’étaient écoulées. Ce temps m’avait permis de dénicher quelques beaux spécimens de galets, patelles et neptunea ainsi qu’une variété abondante de dents d’éléphants.

Mes plus convoités étaient les turritelles mais, j’en avais très peu découvert jusqu’à présent. Inutile de prolonger la promenade, il me fallait rebrousser chemin.

Arrivée à la hauteur de la cabane, ma curiosité l’emporta  … J’en fis le tour du « propriétaire » et vous présente la découverte

La porte est grande ouverte

 

« Créer assure l’avancée de la pensée » !

A méditer me dis-je, en sautant dans les vagues …

 

  Le retour fut plus rapide. De temps à autre, je ne pouvais empêcher mon regard de ratisser le sol. C’était fou, la rapidité avec laquelle il détectait et sélectionnait tout objet pouvant faire partie de ma collection.

C’est ainsi, que, le cœur battant, je ramassai une turritelle dont la spire était formée de 12 tours. Remplie de joie et de fierté, je la contemplai, la réchauffai dans le creux de la main.

 

– Méfiez-vous des baïnes !

Je sursautai. Il était près de moi, avait surgi, je ne sais d’où.

MON PETIT COIN DE PARADIS ..SUITE 9   17 comments


(vous vous souvenez de la chute du « majordome » ) ? Alors c’est la suite …

 

 

– Je vais ouvrir le coffre de la voiture afin d’y installer votre vélo.

Je m’exécutais, en parlant, tout en le regardant. Il allait me dire non, cela se voyait comme nez au milieu de la figure.

 

– Allez, j’insiste, tout est déjà prêt. Ne perdons plus de temps. Votre communauté va s’inquiéter !

Tout en ramassant ses emplettes tombées de la besace, il hésitait encore.

– Je ne veux pas vous causer de soucis. Mais j’accepte si vous m’arrêtez un peu avant l’entrée du village. Votre aide doit rester discrète.

La clim soufflait un air frais envahissant l’habitacle ce qui masquait, quelque peu, l’odeur de transpiration de l’homme.

Assis à mes côtés, je pus constater qu’une tâche sombre se dessinait sur son pantalon, juste à l’endroit du genou.

 

– Il va falloir soigner cela.
– N’ébruitez pas cet incident, je vous prie. Merci pour l’aide !

Ce furent les seules paroles échangées durant le trajet.
Arrivés à une courte distance du portail du village, je stoppai le véhicule. Il descendit en claudiquant, prit ses emplettes se pencha vers moi et me tendit la main. La poignée était ferme, juste en dessous du seuil de l’écrasement des doigts. Je n’oublierai pas l’intonation de sa voix lorsqu’il me confia :

– Communauté ? Connais pas !

Il me dit ces mots avec une froideur ironique dans la voix.
Une interrogation incrédule, glissée dans mon regard, voulu le dévisager mais déjà quelques mètres le séparait de moi. Je me laissai devancer encore un peu plus ; je remis le moteur en marche et me dirigeai à l’aise vers la barrière électronique. Je trouvai rapidement la carte magnétique qui me permettait l’accès de l’entrée ; un gardien de fonction, job d’étudiant, me lança un geste de bienvenue.

 

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UN NOUVEAU MATIN SOUS MES FENETRES !   12 comments


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Le brouillard s’est invité ce matin …

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un soleil pâle tente de le dissiper

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Et ça sent bon l’automne

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avec ses toiles résistantes chargées de perles

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se laissant encore un instant bercer par le matin naissant

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Dans quelques heures, je ne les verrai plus …

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alors j’en profite … et j’écarquille mes yeux

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je savoure ces moments offerts

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admire ces dentelles …

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et ces dentellières

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Mais, je n’étais point seule à admirer, au loin un chat regardait la métamorphose des lieux … ou épiait un mulot!

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… et le soleil lentement mais sûrement reprenait la maîtrise du ciel

Tout cela pour vous souhaiter une bonne journée  !

Publié 24 septembre 2013 par josydhoest dans aux amis du net !, Etats d'âme !

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Ben oui cette année j’ai un an de plus,   17 comments


Que l’on pense à Socrate ou au big bang … suis arrivée , en ayant rien demandé, comme ça … tombée dans un seau … de merde …
Moi une petite graine non désirée et pourtant tellemant aimée  lorsque je fus dans leurs bras !
 
 
C’était un temps déraisonnable …
 
On avait mis les morts à table …
 
 
Et pourtant, j’arrivais porteuse des secrets de mes ancètres 
 
 
 
 
 
 
Et me voici, 71 ans après
avec quelques étoiles de rides … d’avoir
tant ri … tant pleuré !
surtout cette année !
 
 
 
 
 
 
 
 
Je vous remercie pour les nombreux mails et autres petits clins d’oeil
 
que vous m’avez envoyés  à l’occasion de mon anniversaire !
 
 

Publié 1 janvier 2012 par josydhoest dans Etats d'âme !

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Mais qui m’aime donc tant !   22 comments


MAIS QUI M AIME DONC TANT !!!

Une visite sans gêne … au moment du repas !

 

S’installant sans façon à ma table !

–  Suis bien me dit l’oiseau !

 

– Ben t’es sur mon épaule, répondis-je, sans trop oser le déranger ..

Sans me demander autorisation, il se fait une beauté …

Alors là ! Fallait bien des photos vous ne me croiriez pas !

C’est vrai que c’était tentant de le garder …

mais avec un chat …

bonjour les dégâts ! …

Je l’ai donc posé sur la rambarde …

  • Tu ne veux pas de moi ?

  • Regarde me suis fait beau !

  • Ton épaule me plait !

    Que fallait-il que je fasse ! Un big problème de responsabilité !

  • Lui ai chuchoté , vas vole choucas ! Ta vie est ailleurs, deviens grand … Regarde là devant sont les arbres et tes frères … vas vers ta liberté … Mais reviens me rendre visite et dis-moi « comment tu vas »

Allez, j’ai eu ce jour là un plaisir immense et la sensation de servir encore à quelque chose … un perchoir … et pourquoi pas !

Leçon de cette histoire : je ne fais pas peur aux oiseaux … … j’espère ne pas faire peur aux humains !

.  Si l’envie vous prend de regarder l’album en entier …

 https://skydrive.live.com/?cid=cd8c2a5f9005f150&sc=photos#!/?cid=cd8c2a5f9005f150&sc=photos&id=CD8C2A5F9005F150%2146051!cid=CD8C2A5F9005F150&id=CD8C2A5F9005F150%2146051&sc=photos

Publié 31 juillet 2011 par josydhoest dans Récits

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Mon petit-fils m’a dit :   18 comments


Mamy je veux une photo de toi où tu ne pleures pas !

Et puis, il a pris son appareil-photo :

Voici ses premiers essais :

Je n’ai pas pleuré, j’ai même souri !

… C’est promis, devant lui je ne pleurerai plus.  Je l’ai pris par une main et de l’autre mon appreil-photo que je boudais … Et nous sommes partis à la recherche de beautés autres que l’être humain

Publié 8 juillet 2011 par josydhoest dans Emotions

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CONFIDENCES   16 comments


CONFIDENCES !

Difficile parfois de ne pas partager

une confidence

faite à l’oreille même celle d’une plume

Pas de n’importe quelle plume !

Une qui voltige pas au gré des vents

28 rien que beauté !

Elle s’est posée, au dessus de mon oreille,

Peut être, un rien lasse

d’avoir parcouru les mondes, les merveilles

Et mon oreille, bien que sourde,

a écouté

a décrypté ce vent

lui apportant une confidence

d’une plume

plus au vent !

 

Et voilà t’y pas

que je ne peux me taire !

Pourtant !

Lui avais promis :

Je dirai peu, je dirai pas !

Confiante,

elle m’a chuchoté …

Je ne viens pas du vent !

Il ne m’a pas apprivoisé !

Mais je Suis libre moi !

Et comme Max …

Y en a qui dise qui m’ont vu voler …

vers d’autres Peut être …

Vers toi sûrement !

J’ai aimé le dessus de ton oreille

que je sais sourde

quand tu veux, oui j’ai appris de toi

tes portes fermées,

mais tu m’as donné tes clés cachées !

Et de cette plume

multicolore d’avoir tant aimé

les univers, les êtres côtoyés…

Je m’y suis laissée prendre !

Ce n’étaient plus les oreilles

c’était mon cœur qui écoutait

qui faisait sien

les délires d’une plume !

D’une plume, née comme n’importe quelle plume !

Au destin de plume !

Pourtant, mon cœur avait saisi

tout son contenu

pourtant très peu écrit

Et pour cause ! Pas d’encrier

sinon une page blanche qui gémissait

Remplis moi ! Taches moi de tes délires

de tes mots que certains sots

ne pourront lire !

 

Puis ! A mon bonheur de lire

de dé lire !

Elle a écrit des pures folies

des histoires pour adultes restés enfants !

J’ai suivi … me suis laissée prendre

 Me suis laissée caresser

par ses papillonnements !

A ses contes de tous les jours,

à ses écrits fabuleux

que seuls les fous d’amour peuvent comprendre

C’est une plume que j’aimerais, un temps, retenir

Mais , je ne peux

Sa liberté m’est si précieuse,m’est si chère

Que je ne veux !

Vas !

Oh ! Plume de mille bonheurs

offerts à mon pauvre cœur

Vas !

 Dans ta douce folie

conquérir d’autres

Je resterai cachée, j’attendrai …

que tu me reviennes en confidente …

Et là , je te promets je saurai me taire !

Vas ma douce plume,

mon pur délire !

Vas apprivoiser gastéropodes, chiens de nulle part ou

papillons du hasard

Vas !

Si un jour l’envie te prend

de revenir

je t ‘écouterai, je partagerai

je serai ta confidente

Et je te promets ! tes mots , je les garderai

comme un trésor que tu m’aurais confié !

Vas amour de plume !

Je sais que le vent n’a point d’influence

sur ta fragilité !

Tu es maître de ta destinée …

Saches simplement qu ‘un cœur

 

 

 

 … t’attend !  

 ET

 

 elle m’a chuchoté …

CHUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTT !!!

 

 

Publié 21 janvier 2011 par josydhoest dans Etats d'âme !

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Un tram pas 33 – mais nommé désir !!!   12 comments


Dans mon quartier, il faut attendre patiemment le tram 51 …J’avais quitté la pièce chaude !

 

 

Je m’en allais, décidée, écouter une conférence au titre qui m’interpellait : « Le chemin symbolique ou le syncrétisme des voies … sujet reprenant l’alchimie, la cabale, la gnose et le christianisme primaire.

Allaye, vous me connaissez suffisamment pour vous dire : c’est un sujet qui lui va comme un gant !

Au fait, oui ! Faut pas que j’oublie mes gants et mes mitaines au-dessus… Ce soir il fait un froid de « canard « … Mais pourquoi de canard … Bon, vais pas n’éterniser la-dessus ! C’est un sujet pour plus tard ou peut être jamais … Tellement banal un froid de canard !

Dans mon quartier, il faut attendre patiemment le tram 51 … Il vient quand bon lui semble ! Bon, vais pas lui jeter la pierre, je ne regarde jamais son horaire … Mais par un froid de canard, attendre 20 minutes sous le capuchon, c’est pas tellement marrant ! Allaye, c’est à cause du froid de canard et de la neige qui tombe en abondance … je vais pas faire la difficile quoique l’heure avançant, me disait : « Josy tu vas arriver en retard !

Mais tout vient à qui sait attendre, mon tram tant désiré monte allégrement la chaussée ! Gloups ai-je pris mon abonnement ??? C’est toujours comme ça avec moi ! Rien dans les poches et presque rien dans les mains (depuis que je me suis fait agresser). Comme dab’, je palpe la poche située juste sur mon cœur ben oui, l’abonnement est là ! Ouf j’aurai pas de contravention si un inspecteur avait la mauvaise idée de venir contrôler … Mais par ce temps de froid de canard …

Je monte dans mon tramway préféré avec une dizaine de personnes ! Il est bondé mon transport quoi de plus naturel puisqu’il est commun ! Je reste donc sur la plate-forme avec un groupe de jeunes africains !

Je regarde autour de moi les mines patibulaires des passagers ! Merde, me dis-je, suis-je comme eux ? Non, c’est pas possible même dans une tristesse profonde suis pas comme ça !!! Blasée de tout, l’ennui triomphant … Ben oui c’est comme ça que je sentais ces gens ! A mourir d’ennui, je vous dis. Bref, je préférais regarder tomber la neige … Tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir, tombe la neige … oui c’est trop facile Adamo … mais il a bercé mes 20 ans alors pourquoi le taire ! … Tiens, mon oreille, celle qui entend mieux que l’autre, est avertie d’une conversation entre un gars, blafard, accoutré d’un bidule qu’on appelle oreillette et qui vous diffuse de la musique et un autre jeune à la peau chaude ! Je raconte :

Le jeune sans oreillette mais avec une guitare :

– Dis mec, tu écoutes quoi ?

J’étais certaine qu’il n’allait pas dire du Mozart … Ni même du Trenet !

J’ai pas compris la réponse !

Celui qui avait posé la question … lui redemanda une autre question !

T’as quel âge ?

Ben je viens d’avoir 24 ans ! Et toi ?

J’ai 25 bien sonnés !

Je les dévisageai et me dit : “Quel bel âge !”

Tu connais ça ??? C’était le 25 ans qui avait posé la question !

Et il se mit à chanter , d’une voix , je ne vous dis que cela !!! Autour de nous, ben oui j’étais au milieu d’eux sur la plate-forme !

Faut vraiment que je vous rappelle toute l’histoire … Faut suivre un peu mon charabia de grâce … Oui, je sais vous avez une bonne excuse : « Il fait un froid de canard … Mais c’est pas une raison pour ne pas suivre ce que j’essaye, patiemment, de vous dire.

Il chantait de cette voix chaude, qui vous fait vibrer les poils, d’une justesse pure et belle comme le cri du cristal, elle tombait dans mon cœur comme tombent les étoiles au mois d’août lorsque les yeux éblouis du spectacle se ferment et que l’on forme un vœu.

Mais le monde, à part cette dizaine de jeunes, était indifférent ; il restait dans son habitude, ne voulant surtout pas qu’un chant beau ne le change.

Mes lèvres, elles souriaient avec mes yeux, mes pas accompagnant le rythme . J’écoutais les sons qui parlaient d’étrangers …

J’ai encore ces mots en mémoire : « Suis un étranger, parmi vous, mais vous êtes mes frères, vous les musulmans, vous la race des noirs, …

Je sursautai soudain !!! Quoi il parle de race ! Je ne peux laisser passer cela ! …

Il était grand, très grand, je paraissais toute petite, normal avec mon mètre 64 … Pourtant, je lui pris le bras ! Oh ! Pas avec force non ! Doucement comme je ne sais pas faire … Nous nous étions déjà croisés les regards … ils étaient riants … Ben oui, dans un tram c’est facile et en plus j’étais tout à côté de lui … au milieu d’eux ! Et j’avais oublié le froid de canard !

Il se tut un instant, attentif à ce que j’allais dire …

– « Pour moi l’étranger n’existe pas ! Les races non plus … sauf celle des humains et nous faisons tous partie de cette même race !!! «

C’est alors qu’il me prit la main, me la baisa comme  un prince peut  faire !

Et d’un coup, les applaudissements fusèrent ! Oh pas les applaudissements de ceux qui ne veulent pas voir, entendre ou dire … Non, de ces jeunes tout simplement !

Et le chanteur me dit de sa voix profonde :

« t’es une fille chouette, tu m’as claché (sais pas ce que cela veut dire) je peux plus rien dire … c’est toi qui doit transmettre … »

Les portes du 51 s’ouvraient et je descendis précipitamment en entendant toujours les applaudissements ! …

Je me retrouvais dans le froid, mais c’était plus un froid de canard !

Je regardai ma montre me disant zut ! Si le prochain métro n’arrive pas je vais être en retard !

 

 

 

 

 

 


 

 

Publié 2 décembre 2010 par josydhoest dans Récits

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J’ AI LA RAGE ….   29 comments


J’ AI LA RAGE AUX TRIPES !

La colère au cœur, les pleurs dans l’âme !

 

C’était un jour tellement chaud !

L’eau était bonne ! Et le canot tout beau !

L’enfant de 5 ans riait, s’amusait !

Les badauds, et la mère riaient de ses rires

Abreuvant leur cœur comme un divin  cadeau !

 

C’était un jour tellement chaud !

A l’heure où la mer se retire …

Où la vague emporte au loin tout  se qui navigue !

 

Et ils ont ri de son rire, heureux de sa joie !

N’ont point vu la dérive et les bras de l’enfant !

 

C’était un jour cruellement chaud !

Si chaud qu’il vous donne des frissons dans l’âme !

La vague a emporté, l’enfant et le canot !

 

C’était à La Panne ce mercredi 19 août

Le soir était cruellement doux !

 

Publié 20 août 2009 par josydhoest dans Emotions

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