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MON PETIT COIN DE PARADIS…. DERNIER EPISODE   10 comments


 

 

 Il m’avait confié, dans un murmure tremblant, ….qu’il était un « enfant adopté » par un couple désespéré de ne point avoir pu procréer. 

Il fût la consolation et le bonheur de ces personnes jusqu’au jour où la nature, un peu tardivement, exauça leur souhait .

Il avait 10 ans … et un frère dans les bras (je dirais sur les bras).Il se disait redevable à cette famille trop tôt disparue. Au chevet de sa mère adoptive il avait promis de veiller sur l’adolescent qu’elle laissait trop tôt sans arme pour évoluer dans la vie. Mais, lui, mon majordome, était devenu le souffre douleur de cet enfant roi.  

 

 

Je mis la turritelle à mon cou et me précipitai dans les vagues fortes et puissantes que l’océan d’une fin de jour m’offrait. Impossible de nager, une vague plus forte me fit perdre pied, je bu la tasse et sans plus attendre je regagnai le sable ferme.

Portant la main au cou je constatai le désastre, l’océan avait repris « ma » turritelle !

  Elle continuerait, dans les vagues,    sa valse interrompue par mon désir de la posséder.  Elle avait vécu un moment dans le monde des humains dont je n’avais été que « le passeur » … Ah que oui ! J’aurais aimé connaître certains secrets … Mais voilà un coquillage ça ne parle pas.  Il vous apporte simplement la chaleur du soleil, les perles de sable, la force des vagues la beauté de l’océan. Il transmet, avec sa délicatesse, ses aspérités, ses blessures une page de sagesse qu’il faut décrypter. Ma turritelle m’avait apporté tout cela et plus encore … un lien invisible avec le majordome.

 

Me reste donc les étoiles … qui, elles, resteront dans cette immensité du ciel d’un bleu profond, je monterai dans le  grand chariot… Peu étonnée, je retrouverai le majordome   et reviendrai dans ce temps que j’aurais aimé retenir …

 

image prise sur le net

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 *   *   *

Avant de sécher ma plume, de refermer l’encrier,

Je dois encore vous dire que ce récit, sur fond  de composition photos, de senteurs d’embruns et d’immortelles, a été mis  en musique par un célèbre duo. J’ai nommé Réalité et Imagination.

 

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Je fais confiance à votre perspicacité pour trouver  la propre partition écrite par chacun de ces compères.

 

Je dirai donc la formule consacrée   : « Que toutes ressemblances avec  certains personnages ne sont que les divagations  de mon esprit jongleur.  

 

 

 le mot FIN 

me laisse encore le temps de partager,

avec vous, cette citation qui me ressemble tellement !

 

« Il me semble que je n’ai jamais été qu’un enfant jouant sur une plage, m’amusant à trouver ici ou là

un galet plus lisse ou un coquillage

plus beau que d’ordinaire,

tandis que, totalement inconnu,

S’étendait devant moi le grand océan de la vérité. »

 

Isaac Newton.

 

 

 

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2008-04-27

Publié 6 août 2014 par josydhoest dans aux amis du net !, Récits, vacances et photos

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MON PETIT COIN DE PARADIS … SUITE 18   15 comments


Juin 2005

Je n’oublierai point mon attente  sur le banc d’un soir de juin 2004 … Elle fut vaine , mon majordome dont j’avais deviné la silhouette au bord de l’océan ne m’avait offert qu’un cœur de sable.
Ce fut la dernière fois, que je le vis.

Leurs chalets furent mis en vente, le « gourou » désirant, sans doute, un autre lieu plus discret.

Si, j’avais eu un peu d’argent de côté, sûre que cela m ‘aurait tenté. Ils furent très rapidement achetés par des estivants ou des investisseurs bien avisés.

Curieuse, je demandai des nouvelles du majordome à F. Tout ce qu’il savait c’est qu’il était resté, jusqu’à la fin des transactions de vente, dans un appentis de la demeure de « son » maître.

– Au fait, j’oubliais ! voici pour toi.
(Il me tendit une enveloppe légèrement boursoufflée)Il me la confiée juste avant de partir en me disant qu’il aurait aimé te la remettre personnellement.

J’avais hâte à me retrouver seule, sur le banc face à l’océan afin de découvrir le secret de l’enveloppe qui me brûlait les mains. Je la déchirai lentement et en sortis une feuille de papier mauve tendre ainsi qu’un emballage de couleur bleu profond, comme l’océan du soir, contenant un objet. Je fermai les yeux un instant, pris une inspiration profonde et je dépliai la lettre chargée d’une écriture ferme et belle.

 

Numériser0012 (2)141009 juin 200800022008-06-09

     « Je n’oublierai point nos rencontres.Est-ce le hasard  ?

Je vous entends rire en baissant la tête  et penser que le   hasard n’existe pas. Ces quelques moments fugaces mais intenses que la vie a m’offerts j’aurais aimé les prolonger afin d’en apprécier toute  la richesse …

Je garderai gravé dans un coin secret de mon cœur les étoiles que nous avons admirées le dernier soir. Elles resteront notre lien simplement en regardant le ciel …    A vous que je garderai dans mes plus doux souvenirs  voici  un autre lien   … Ce cadeau précieux, que dans votre spontanéité, vous m’aviez offert … J’y ai ajouté quelques reflets d’argent qui brilleront entre vos seins … »

 

C’était tout !  Pas de signature … sinon la chaleur des mots et les perles brillantes dans mes yeux.  Pas besoin de connaître le nom de cet homme il restera à tout jamais dans mon cœur   « le majordome »  Je ne l’oublierai pas de si tôt,  ni la complicité qui, au fil des années, s’était tissée entre nous.

 

J’aurais tant voulu le revoir, reparler avec lui de son enfance, un sujet que nous avions effleuré lors de notre rencontre au soleil couchant …

 

 Il m’avait confié, dans un murmure tremblant …

 

 

Publié 4 août 2014 par josydhoest dans aux amis du net !, je vous invite, Récits, vacances et photos

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MON PETIT COIN DE PARADIS … SUITE 17   7 comments


Chemin faisant, le long des baïnes, j’ ai croisé deux dames de blanc vêtues portant, avec élégance, une tenue vietnamienne.

Sur la tête un large chapeau en paille de riz; laissait échapper une tresse noire brillante s’arrêtant au creux des reins.

 

Elles riaient de ce rire d’enfant. Elles étaient belles et mon regard sur l’une et l’autre se posa.
Incrédule, je fixais à présent, le cou de la femme plus âgée où régnait, en guise de bijou, une turritelle identique à celle que j’avais offerte au majordome, dans un moment de trop grande générosité.

Il m’avait donc trompée, n’avait point jeté mon cadeau à la mer ! Il était là attaché à la chaîne d’or que le soleil, au rythme des mouvements du corps, faisait scintiller.

En fidèle garde du corps, le majordome les suivait.

Arrivé à ma hauteur, je voulus l’arrêter, lui parler de notre dernière rencontre … Seul son regard pénétrant m’enveloppa et je pus discerner un sourire doux et chaud destiné à moi seule ce qui accentuait encore plus le malaise que j’éprouvais.

Peut être aurai-je plus de chance dans une prochaine rencontre. .. Sans trop y croire, je retournai, au soleil couchant, à l’endroit où nous nous étions quittés la dernière fois !  Du banc d’où je suis assise,  en haut de la dune, je peux apercevoir un homme seul … Un peu plus loin,  un cœur dessiné sur la plage .

 

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MON PETIT COIN DE PARADIS … SUITE 16   12 comments


A chaque année, sa parenthèse de vacances et mes retrouvailles avec ce lieu de ressourcement dans l’énergie qui s’y dégage.

* * *

On pourrait dire que rien ne change et pourtant …

 

Il y eut le naufrage du « Prestige »et les boulettes d’hydrocarbure s’échappant de sa ferraille éventrée, les oiseaux mazoutés au pied de la dune noircie, des dauphins échoués, chaque vague apportait son lot de détritus gluants. La plage devenait un mouroir et elle-même se mourait.

Mon être était meurtri comme cet endroit dévasté, blessé par cette pollution.

Les responsables seraient punis ! Pensaient les optimistes …

Laissez-moi rire de ce rire impuissant et ironique.
L’appât du gain par n’importe quel moyen y compris les guerres, est coupable. Qu’importe les blessures. L’argent, monstre sacré de ce pauvre temps arrange tout.

Tant bien que mal, lentement, la nature a pansé ses blessures, le sable a enfoui au fond de ses entrailles la noirceur et la mort causées par l’agression du naufrage.

 

*  *   *   *   *

Juin 2004, nous reprenons ce chemin qui nous avait paru si long la première fois. Les bergeries se sont vidées de leurs moutons, je ne les verrai plus dans leurs pâturages brûlés par le soleil. Comme le berger, ils s’en sont allés pour un voyage sans retour.

 

maison du berger

Qu’est devenu le chien, ce labri fidèle?

 

2008-07-28

 

 Le blé a été semé sur les prés maintes et maintes fois broutés par les brebis disparues.

blés et bois

Plus de fumée à l’horizon, la décharge a été rasée et déjà  bruyères,  coquelicots et autres fougères ont envahi l’emplacement.

 Elle sert, à présent, à stocker le bois coupé.

La maison et les dépendances faites de briques et de brocs ont disparu ! Tout est « propre » et sans âme !

A partir de là, rien n’a changé.

J’ai repris les chemins sinueux que creuse la vague et la recherche de mes fossiles préférés. Reverrai-je le majordome ?

UN PETIT COIN DE PARADIS … 15e(et pas fin)   9 comments


Le soleil s’était noyé, que, entrecoupés de silences et de sourires complices, nous chuchotions encore .  La lune, derrière nous, amplifiait ces instants quelques peu mystérieux.

A la veille cette fin de vacances, je venais de mieux comprendre cet homme grâce aux Confidences murmurées au creux de mon oreille … Mais seulement après lui avoir fait la promesse que celles-ci resteraient secrètement dans mon cœur !

Au moment du départ, furtivement, j’embrassai cette joue burinée tendue vers moi … Je n’oublierai jamais la tâche lie de vin devenue soudain plus rouge …
A l’an prochain, lui dis-je !
Il hocha simplement la tête en serrant fortement mes mains.

coucher de soleil

 

* * *

« En neuf mois, le temps qu’il faut pour faire un homme, sa vie s’était défaite.
Sa femme était morte, sectionnée en trois morceaux par un métro de la ligne Nationale Etoile et ses amis avaient disparu vers Nanterre.
C’était l’époque où, après qu’ils eurent donné les plus belles années de leur vie, et toutes les autres aussi, on parquait les vieux prolétaires dans un espace clos, lieu carcéral terrifiant où la maladie, la solitude et les humiliations faisaient revivre chez ces hommes vieillis l’abominable terreur du premier jour d’école, d’usine ou d’armée … »

C’est ainsi que débute le livre de Frédéric H. Fajardie « Polichinelle mouillé ». Dany, une fois de plus , avait vu juste pour ce qui était de la lecture du polar. Je ne le quittai que très tard le soir après avoir, à regret, lu le mot fin – février 1982.
Je ne vous en ferai point le résumé, mais vous invite ardemment à le lire !

Ces vacances étaient arrivées à leur fin. A regret, mais avec la ferme intention d’y revenir l’an prochain, nous quittâmes ce petit paradis.

 

 

Mon petit coin de paradis …. 14e épisode   8 comments


Mon corps debout, face au soleil de fin de journée, dessine  son ombre devenue plus grande que lui . Je la vois, me devançant, prendre la direction du chemin du retour vers les dunes.

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Mes pas, avec intention, s’appliquent à fixer leurs empreintes sur le sable encore mouillé par la marée descendante.
Arrivée tout en haut des caillebotis là où le chardon accueille ses visiteurs du soir, lentement je me retourne vers ce spectacle grandiose que m’offre le ciel et cet océan éclatant de mille feux; c’est un rendez-vous d’étoiles dansant au rythme des vagues jamais pareilles roulant impétueusement vers la rive.

 

 

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Je ferme les yeux afin d’en capter mieux le chant. Enivrée, je laisse mon être se perdre, se mélanger, ne faire qu’un avec cet enchantement.
En cet instant, je n’existe plus, je suis la vague et son scintillement. Je suis le vent et ses parfums multicolores . Je suis le grain de sable.
Chaque élément environnant est une particule d’énergie qui me pénètre et me crée.
Est-ce l’extase, cette perte de soi et sa redécouverte en cet autre battement de cœur qu’est le cosmos ?
Mais bien vite, une peur remplace ce sentiment de non être et d’être tout à la fois ! Je dois ouvrir les yeux ; que mon esprit retrouve sa carcasse ! …
Et puis ce temps tellement chaud d’une lourdeur d’orage demandant la pluie sur ce lieu si beau si doux donnant à mes paupières cette envie de se clore encore et encore …

Je le vis, au milieu de ce spectacle inoubliable, se diriger vers moi !

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Je n’avais pas peur… juste un désir , un peu fou,  de l’attendre.

J’entendis comme un murmure : Je ne vous ai pas quitté des yeux… J’ai tellement envie de marcher avec vous.

 

Je pris la main qu’il me tendait …

 

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Alors vint, nos confidences!

 

MON PETIT COIN DE PARADIS … 13e   8 comments


… …

Lentement mais sûrement en cette fin d’après-midi, les bras chargés de souches récoltées à défaut de  tourelles,  je rejoignis les adorateurs du soleil. Allongés, badigeonnés de crème ou d’huile odorante à l’indice de protection maximale, mais rougissant, malgré tout, par une exposition trop longue.

 Dans les vagues, le groupe de pêcheurs infatigables  ,  lançaient au plus loin la ligne.

 

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Celui-ci eut la malencontreuse idée de choisir l’hameçon de la ligne de Francis!

 Ce soir, nous allions donc nous régaler.

 

La table était  harmonieusement ornée d’objets rappelant l’océan, la dune, les Landes. La soirée prolongeait, en complicité , douceur et amitié, un jour de simple joie aux parfums étroitement mélangés d’embruns, de pins, d’immortelles, de vin et de grillades.

(Et oui … un épisode sans le majordome …).

Suite de votre feuilleton à 2 sous … tout bientôt !

MON PETIT COIN DE PARADIS … 12E   8 comments


Plongée dans mes pensées, je sursautai, une bestiole avait pris mon dos pour reposoir.  Je tentai de l’en délogeai,  mes doigts ne trouvèrent point l’importun attendu mais bien une plume.

 

 Je me retournai vivement et me trouvai nez à nez  avec le «sieur X».

 Le soleil généreux obligeait ses paupières à se clore à demi, ce qui n’empêchait en rien son regard froid, de fixer ironiquement ma peau nue.

 

 Il n’était pas grand et pourtant ses jambes me paraissaient démesurées.  Le dos était à peine courbé par le poids du sac d’un mauve délavé ; un couvre-chef en paille m’empêchait de voir s’il possédait encore un cheveu sur la tête. Sa main droite tenait une plume de fou de bassan.

 

     – Vous m’avez surprise !  Je ne vous avais pas entendu !

 

     – Je vous suis, de loin, depuis un bon moment !

Je voulais vous sauver des mains de ce type un peu bizarre.

     

     – N’ayez crainte, malgré mes soixante piges je peux encore me défendre, répliquai-je, et ce n’est certainement pas de cet homme que je dois avoir  peur, j’ai déjà  eu le plaisir de discuter avec lui.    

 

 

Je remarquai que le ton de ma voix était devenu arrogant ; de quoi se mêlait-il. Pourquoi épiait-il mes gestes ?  Décidément, plus moyen de se promener tranquille sur cette plage !

 

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Je m’avançai dans une vague mourante afin de clore la conversation.  Il continua son chemin.

C’était un solitaire, aimant les longues promenades matinales et tardives … Un rituel, pourrait-on dire, qui ouvrait et refermait les festivités du jour.

La suite … 13 pour bientôt !

 

 

MON PETIT COIN DE PARADIS …11e EPISODE   6 comments


….

– Rassurez-vous, je suis prudente, l’eau est trop froide pour que l’on s’y baigne.  Ou alors , jamais seule …

 

 

Fabienne et moi

 

 

– Un bateau de pêche a trouvé dans ses filets un corps sans vie, un vacancier disparu depuis plusieurs jours. Il avait dit aux siens qu’il partait se balader !

Il avait dit vrai, c’était le père d’une amie de ma fille. L’évènement malheureux avait ému le village entier.

Je n’insistai point sur ce pénible sujet. Je fis diversion en lui montrant ma nouvelle trouvaille. Il la prit délicatement.

 

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– Cette turritelle est belle !
Il étudiait de près chaque tour, la caressait délicatement. Elle est complète, me dit-il. Voyez  là, à son axe d’enroulement, elle porte encore sa coquille embryonnaire arrondie !

Oufti, il m’apprenait quelque chose !Une coquille embryonnaire arrondie !

Je penchai la tête vers le fossile. L’ongle court et net de son index me désignait ce que je voulais voir. Désormais, je vérifierai plus attentivement mes découvertes.

– Possèdent-elles toutes cette particularité ?
– Pour les gastéropodes, oui… mais sur une coquille trouvée, le sommet est souvent absent.

Je me promis d’examiner ses remarques, dès mon retour, dans le guide des coquillages marins qui avait pris place dans la bibliothèque mais dont je n’avais feuilleté que quelques pages.

– Vous pouvez garder ce spécimen, je vous en fais cadeau !

J’avais dit cela spontanément et je le regrettais déjà. Quelle idiote j’étais, je priai  donc  Neptune pour qu’il n’accepte point cette merveille.

 

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Contrairement à mon attente, il me remercia. Regarda le cadeau, le fit rouler lentement entre les doigts, puis…  d’un geste brusque le lança, loin, dans l’océan.   Si loin que mon regard, pourtant alerte, ne put se poser sur le point de chute.

Les mots me manquaient, pourquoi cette attitude. Je n’eus pas le temps de lui demander que la réponse arrivait ironique et cinglante à la fois.

– Ce cadeau, je peux donc en disposer à ma guise ! Qu’il repose là où il était avant sa découverte !

Le visage déconfit, je le laissai sur place en le saluant froidement. J’étais en colère, je ne comprenais pas mon attitude, quelle mouche m’avait piquée pour offrir un coquillage auquel je tenais tant. Je laissai mes pas diriger mon retour. L’esprit encore tout perturbé par ce qui venait de se produire.

Plongée dans mes pensées, je sursautai, une bestiole avait pris mon dos pour reposoir. Je tentai de l’en délogeai, mes doigts ne trouvèrent point l’importun attendu mais bien une plume.

MON PETIT COIN DE PARADIS … 10 ième   13 comments


Suite 10

La pluie du matin était  oubliée.Une chaleur moins lourde invitait les vacanciers à retrouver les plaisirs de la plage.

Inutile, d’arroser ni de donner à boire aux écureuils .

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Pas question de sieste;  aujourd’hui  le courage de marcher loin imposait à mon corps de ne plus tarder à prendre le sentier des dunes. Je pris donc l’appareil-photos et un sac pour les diverses découvertes éventuelles.

 Du haut des caillebotis, je ne me lassais point de contempler pour la xième fois ce panorama océanique toujours pareil et cependant à maints égards toujours différent à chaque seconde.

 

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Au pied d’une baïne, je distinguai le pêcheur.

Infatigable, il avançait d’un pas certain, les aisselles presque sous eau, les bras levés, supportant une ligne qu’il voulait lancer au plus loin dans l’océan;   2 autres attendaient, elles aussi, d’être lancées par ce pêcheur vigoureux.

 

J’allai vers lui, traversant l’eau que les rides dessinées dans le sable retenaient prisonnière.

 

 

Provocante et ironique je lui lançai :

– Tu comptes sur du bar pour ce soir ?
– Pourquoi pas, vous serez nos invités ! Et si les enfants en ont envie ils seront les bienvenus !

 

C’était bien là F. et son plaisir de réunir à sa table les gens qu’il aimait et dont nous faisions partie.

(Un de ces étés passés, une idylle, que l’on croyait de vacances, avait réuni son fils et notre fille, cependant, l’amour de nos tourtereaux était devenu solide. Notre fille a quitté son coin de Belgique un 1er novembre 1994 et habite avec Thierry dans cette belle région chère à mon cœur).

– Alors il faudra une pêche abondante ! Je vais, de mon côté récolter ce que la marée a laissé à découvert On se revoit au retour !

– Oui, dans quelques heures sans doute, avec toi, on ne sait jamais, me dit-il, tout en attachant un pauvre lançon au bout de l’hameçon.

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L’air marin caressait mon corps nu. Le sable mouillé retenait un court instant l’empreinte de mes pas. Je m’en allais, le dos courbé, les yeux fixés sur les pierres et coquillages et lentement mais sûrement, je m’éloignais.

 Je laissai de côté, une ébauche de cabane faite avec les déchets divers   que la mer avait déposés sur la plage  …Je l’avais vue de loin, son drapeau flottant au vent.   J’y jetterais « un œil de photographe » en repassant …

 

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A présent, je ne croisais plus personne, la rive et la dune semblaient m’appartenir.

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Plus de deux heures s’étaient écoulées. Ce temps m’avait permis de dénicher quelques beaux spécimens de galets, patelles et neptunea ainsi qu’une variété abondante de dents d’éléphants.

Mes plus convoités étaient les turritelles mais, j’en avais très peu découvert jusqu’à présent. Inutile de prolonger la promenade, il me fallait rebrousser chemin.

Arrivée à la hauteur de la cabane, ma curiosité l’emporta  … J’en fis le tour du « propriétaire » et vous présente la découverte

La porte est grande ouverte

 

« Créer assure l’avancée de la pensée » !

A méditer me dis-je, en sautant dans les vagues …

 

  Le retour fut plus rapide. De temps à autre, je ne pouvais empêcher mon regard de ratisser le sol. C’était fou, la rapidité avec laquelle il détectait et sélectionnait tout objet pouvant faire partie de ma collection.

C’est ainsi, que, le cœur battant, je ramassai une turritelle dont la spire était formée de 12 tours. Remplie de joie et de fierté, je la contemplai, la réchauffai dans le creux de la main.

 

– Méfiez-vous des baïnes !

Je sursautai. Il était près de moi, avait surgi, je ne sais d’où.

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