Archives de la catégorie ‘Emotions

Ils s’en sont allés …   10 comments


 

Ils s’en sont allés … Vers l’infini …

Lui en décembre 2019 … Avec ses 98 années

Elle en ce  début de printemps 2020 … 96 ans se pointait à l’horizon…

Depuis 1967, nous étions voisins …

MR &ME STRUELENS 12-3-2017 (1)

Ils cultivaient, avec amour, leur petit jardin …

Depuis  notre fenêtre du second, nous regardions éclore les fleurs …

jardin 2020 - (2)

Aujourd’hui,  le parterre est à l’abandon … Le nouveau locataire

A sans doute beaucoup d’autres choses à faire …

Il fait beau … Les oiseaux chantent …

Et les fleurs , plantées ou semées depuis des  années,

jardin 2020 - (1)

 ont repris l’espace devenu sauvage …

jardin 2020 - (7)

 

jardin 2020 - (8)

Publié 7 mai 2020 par josydhoest dans BRUXELLES, Emotions, Mémoire -, REGARDS

L’ AGENDA NOUVEAU EST ARRIVE !   8 comments


Je viens de recevoir mon agenda 2020 plastifié … Bien mince …

je me souviens d’un billet d’humeur de Compère Guilleri . Aujourd’hui, je partage avec vous !

 

 « Dernière quinzaine et rien n’y paraît, ni le ciel, ni nos vêtements, ni notre thermomètre.

Nous jetons un regard de commisération aux bêtes mortes des étalages et aux cravates des boîtes de bonbons.

Mais quelqu’un nous met dans la main un petit agenda de poche : 1931 ! et tout aussitôt la magie gonfle nos veines et atteint notre cœur.

Ni le décor, ni nos résolutions de fin d’année n’avaient pu, comme ce mince carnet rouge et or, émouvoir notre pensée.

Un agenda est un avertissement tyrannique : nous allons vivre un an tout neuf et il y faudra accomplir des actes héroïques, diviser du travail, bâtir, écrire, payer, manger, aimer.

Léon Bloy, notant quelque  anniversaire, écrivit : « quarante ans ! Quarante ans à attendre le facteur »

Pour le génial mendiant, c’était résumer en six mots toute son œuvre, toute sa vie, toute sa philosophie.

On nous donne cet agenda et aussitôt nous songeons : douze mois à attendre quelque chose !

Quelque chose : du bon temps, de la gloire, des argents spéciaux, la paix… ce dont nous allons dresser des tarifs, des horaires, des bilans dans ce carnet doré sur tranche et qui pourrait contenir des recettes de cuisine, des adresses, les ordonnances de cet aimable médecin qui nous fait ce cadeau. »

 

Rassurez-vous, le mien de 2020, je l’ai reçu de … mon pharmacien !

 

Publié 27 décembre 2019 par josydhoest dans ALMANACH, Emotions, je vous invite

IL EST DES MURS …   7 comments


 

FB2

QUI

Sont présents dans ma mémoire,

 Ils sont les preuves d’un temps que l’on aimerait passé !

2018 BERLIN LR-139

 

Et pourtant …

Il est des murs de l’innommable  …  Il est des murs de  la mémoire …

Il est des murs de l’insupportable … Il est des murs de lamentation…

Il est des murs à dynamiter  …   Afin de mieux reconstruire.

Il est des murs aux ouvertures meurtrières …  Il est des murs blessés de balles…

Ces murs de fusillés …    Ces murs de drames…

Tant d’autres dans le monde  qui nous crient de ne pas les oublier …

Leurs plaintes  emportées dans le murmure du vent hurlent à mes oreilles!

Il est … des murs où les têtes se cognent !

Lorsque l’on est dos à eux!

Il est des murs

À mettre sur l’enclume, à abattre à coups de maillets

Il est des murs qui me disent de faire le mur …

                            Il est des murs du son  !!! qui me murmurent !

    Après nous …est ta  la liberté !

Publié 9 novembre 2019 par josydhoest dans ALLEMAGNE, Emotions, Emotions photos, Mémoire -

BERLIN 2018 (suite) -Le mémorial   7 comments


(4e article)

BERLIN – Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe

Le Parlement allemand décida en 1999 d’ériger un mémorial aux Juifs assassinés  d’Europe à proximité immédiate de la porte de Brandebourg.  Après de longues discussions, ce mémorial fut inauguré le 10 mai 2005.  Il ne fit pas l’unanimité dans se conception esthétique.  L’architecte new-yorkais Peter Eisemman a conçu un champ de stèles ainsi qu’un centre d’information.

 

  2.711 stèles de béton recouvertes d’un enduit protecteur se dressent sur une superficie de 19 000 mètres carrés.  Le mémorial est complété par un centre d’information au sous-sol.  Les documents rassemblés présentent les destins des victimes famille par famille.

(extrait des notes du guide de Bernardus M.Steenbeek notre accompagnateur) 

UN APERÇU DE BERLIN (en plusieurs parties) – Escapade de 2018   9 comments


 1er sujet

 Le Mur 

Le Mur de Berlin, appelé officiellement par le gouvernement de RDA « le mur de défense antifasciste » était un ouvrage particulièrement solide.  Il avait été construit sur le territoire de la RDA et il était strictement interdit de ce côté d’y apposer des affiches ou des graffitis sur le mur.  De l’autre côté, par contre, à l’Ouest, il deviendra vite pour les artistes une immense toile gratuite ou l’occasion de happenings parfois assez saugrenus.

Après l’ouverture du Mur, beaucoup viendront pour donner par le pinceau leur version des événements.  La partie choisie dans ce but est située entre la gare de l’Est et le pont de l’Arbre supérieur (Oberbaumbrücke).  Ce pont était autrefois un point de contrôle pour les piétons entre l’Ouest et l’Est.

 

2018 BERLIN LR-163

 

2018 BERLIN LR-159

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2018 BERLIN LR-154

2018 BERLIN LR-143

 

Des artistes du monde entier se sont illustrés à cet endroit et leurs œuvres ont fait le tour du monde sous forme de photos, de tee-shirts et cartes postales.  La peinture la plus célèbre représente le « baiser  de paix » entre Brejnev, le dirigeant de l’URSS  et Honecker, le dirigeant de la RDA, illustrant « l’amitié » étouffante qui unissait les deux peuples. 

VOUS POUVEZ ACCÉDER A PLUS DE PHOTOS EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI_DESSOUS :

ALBUM PHOTOS – LE MUR

VOICI LES LIENS DES ALBUMS CONCOURS_PHOTOS!   3 comments


 » QUE SUIS-JE »    iL Y A ENCORE QUELQUES PHOTOS QUI ATTENDENT DES COMMENTAIRES !

REFLETS DANS L’EAU  :  LES PHOTOS ATTENDENT VOS VOS ET VOS COMMENTAIRES !

ILLUSTRATION DE LA CHANSON : MES SOULIERS   : ALLEZ VOIR CET ALBUM ET CHOISISSEZ LA PHOTO QUI VOUS PARLE LE PLUS … VOTEZ POUR ELLE … SANS OUBLIER DE COMMENTER LES AUTRES QUI ONT CHACUNE LEUR PROPRE SENSIBILITÉ !

UN TOUT GRAND MERCI AUX PARTICIPANTS QUI ONT RÉPONDU  PRÉSENTS …

A VOUS, QUI LISEZ CET ARTICLE,  DE FAIRE PARTIE DU JEU ET DU PLAISIR !

TOUS LES ZINZINS VOUS REMERCIENT !

A VOUS LES FEMMES ! MES SOEURS !   7 comments


On ne voit bien qu'avec le cœur

Vous les femmes … porteuses d’eau ou de fagots.

 Travailleuses dans les rizières ou dans les champs !

Respectueusement, je vous salue !

 

Vous les femmes combattant pour un avenir digne,

 sans discrimination, sans répression !

Humblement, je vous salue !

 

Vous les femmes emprisonnées, maltraitées

pour avoir oser lever le poing,

 pour avoir  oser vous révolter !

Fièrement, je vous salue !

 

Vous les femmes de mon réseau,

de toutes conditions, de toutes couleurs,

et de tous âges !

En toute complicité, je vous salue !

Vous la moitié du ciel, vous l’avenir de l’homme !

Debout, je vous salue !

Billet paru en 2010 … (voici la nouvelle version)   !

 

Voir l’article original

Publié 8 mars 2018 par josydhoest dans aux amis du net !, Emotions, REGARDS

MAIS …QUE NOUS AVEZ-VOUS PRÉPARÉ… MA CHÈRE ?   15 comments


 

Mais d’où me vient  ce murmure ?  …

Non … ce n’est point celui du vent !

Ce n’est qu’une question venue   d’un autre âge …

Aussi, j’ose  lui répondre à ma façon ?

Chère voix questionneuse, voici ma réponse

Qui ne prête à aucune confusion !

Ce n’est qu’un souvenir … lointain  sans prose  …

Mais heureux  pour mille et une raisons !

Souvenir d’une table,  aux couverts simples,

Appréciée de toute la maisonnée !

Comme ils riaient et sentaient bon le printemps

Mes Vieux, mes Ancêtres  qui m’avaient fait naître …

famille-dhoest

C’est à eux que je pense en préparant ce bouquet simple

Riche  de saveur  que mes grands-mères et mère

M’ont offert en cadeau … de Noël ou autres fêtes

Mais qu’avez-vous préparé ma Chère !

Ce jour est si particulier !

Pour qui ?   Pour ceux dont on refuse de donner la main ?

Pour qui ?  Pour ces enfants dont les yeux brillent de faim ?

Allez,  je ne veux point ajouter  une couche sur ce que

Vous connaissez si bien !

Et j’en reviens à mes anciens …

Si  fiers  du bon pain qu’ils avaient pétri !

Si heureux de le partager avec ceux qui avaient faim !

C’est bien peu diront les sceptiques …

Ils auront raison dans leur réplique …

C’est pourquoi, ce jour,  nous le mangerons

 Agrémenté de boudins noirs et blancs

Choux-rouge et compote de pommes d’antan  …

Sans oublier, le plaisir du regard de l’être aimé

Et son nez dans l’assiette  … heureux et content

De retrouver toute la saveur d’antan !

En savourant, en silence , le Dominus d’Haendel

Et heureuse de cet instant, je l’offre  à ceux et celles

Qui ont prit place dans ma vie non éternelle .

A vous cette bafouille d’un jour reprenant sa course vers la plein soleil

Publié 25 décembre 2016 par josydhoest dans Emotions, REGARDS

MERCI !de m’avoir permis   11 comments


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CONTINUER – billet paru chez Mamie Lily

Publié 19 décembre 2016 par josydhoest dans aux amis du net !, Emotions

BELGIQUE-ITALIE ….   15 comments


Nous commémorons le   marchandage, voici 70 ans d’un  échange :   charbon contre des hommes.

Le sort de dizaines de milliers d’Italiens était scellé ; comme disent couramment les vieux mineurs italiens en Belgique : « l’Italie les avait vendus à la Belgique pour quelques sacs de charbon ».  Voici un recueil d’Anne Morelli sur le sujet  : A lire

http://www.journalbelgianhistory.be/fr/system/files/article_pdf/BTNG-RBHC,%2019,%201988,%201-2,%20pp%20083-130.pdf

*     *     *     *     *

A GARDER BIS2

1946

Voici mes premiers contacts avec ces hommes(extraits de « Flash sur photos jaunies)

« Souvent, dans les promenades avec mes parents, juste après la guerre, nous passions en face de baraquements en bois ou en tôle qui se situaient près des charbonnages à la limite de Piéton et de Trazegnies.

  Un sentiment de vague insécurité, d’inconnu  me faisait presser les pas encore petits et, furtivement, je mettais la main dans la poche de mon père.  Il ne disait  rien, me regardait, souriait et pressait mes petits doigts.

Un jour pourtant, un homme puis deux ou plus, je ne m’en souviens plus, sortirent de ces sortes de hangars et invitèrent père à y entrer.

  Je constatai, avec étonnement, qu’il paraissait très bien les connaître ; ils l’avaient  appelé Emilio, mais pourquoi ?  Puisqu!il  se nommait Emile.  Je ne comprenais point cette langue dont ils usaient, elle me paraissait cependant belle et chantante à l’oreille.

Dès notre entrée, une odeur suffocante de poussière mêlée d’humidité, de sueur et chaleur fétide agressa mes narines.  Je n’osais respirer tant cela me répugnait.  Et pourtant, ils vivaient là dans une pièce mi-éclairée par un faible trait de lumière qui avec grand peine se frayait un chemin au travers d’une lucarne au manteau de suie et de saleté.

Sur une planche, servant de table, se trouvaient pèle mêle tasses en fer, bidons  et  petites cafetières d’eau  et, relégués dans un coin, des lits de camp recouverts de couvertures militaires  à la couleur vieillie.  Pour terminer l’inventaire, un feu à charbon entiché d’un long tuyau branlant  refoulait une fumée qui me raclait la gorge.

Je cherchais un enfant  avec qui jouer … une femme qui, peut-être, me prendrait dans les bras …  Mais non, rien que des visages d’hommes fatigués, aux yeux cerclés de noir, mal démaquillés.   Quelques paroles, beaucoup de gestes et surtout des lettres avec de gros cachets furent présentées ; mon père les plia et soigneusement les mit en poche.

J’avais hâte d’être au grand air  des champs.  Mille questions se bousculaient dans ma tête ; mon regard interrogateur fit sourire père et je n’allais plus tarder à connaître le  motif de cette visite.  Le tic familier de son nez faisait cligner les yeux et remonter la lèvre supérieure c’était le signe précurseur de paroles sérieuses :

  • Ce sont mes compagnons de travail, ils sont mineurs de  fond .  Ils viennent d’Italie.  Ils ont quitté leur terre, leur famille pour travailler ici et …

Mais un papillon passant, me fit lâcher la main de père. Je m’élançai vers lui, il se posa sur un coquelicot juste un instant, j’oubliais le moment passé  pour être toute à la joie de ce spectacle : la fleur, le vent léger et le papillon aux  ailes chatoyantes au soleil.

Seules les lettres me rappelèrent les hommes de l’autre pays et pour eux, je vis père écrire … écrire … et encore écrire.

De longs temps passèrent, parfois sur la pointe des pieds, ils venaient demander des nouvelles, leurs visages étaient toujours aussi mal lavés mais à présent  je pouvais les appeler par leurs prénoms.

Sans trop comprendre, j’écoutais leurs inquiétudes, leurs souffrances d’être loin des leurs ; et mère leur présentait un morceau de tarte au sucre ou au riz qu’elle venait de préparer et dont elle seule  avait le secret. Père les réconfortait.. Oui, elle viendrait bientôt cette autorisation.  Ce n’était plus qu’une question de jours et les familles seraient enfin réunies.  Ils pourraient même habiter dans notre village…  Et si c’était à côté de chez nous …  j’aurais de nouveaux amis … J’étais impatiente de fêter cet événement.

Puis ce fut comme une révolution, tout alla très vite (du moins dans ma tête), il y avait de l’électricité dans l’air,    on parlait fort, ces visages burinés s’étaient habillés de rire, de larmes, une bouteille d’eau de vie « chassart » était ouverte … Bref, on fêtait avec ces nouveaux amis leurs futures retrouvailles familiales.  La famille Léonardi était composée de sa femme et de trois garçons, elle habiterait la maison mitoyenne à la nôtre dont la sœur de ma mère était propriétaire (de la nôtre aussi d’ailleurs).  Je me mêlais, très excitée, à ces réunions de joie ; j’allais avoir de nouveaux copains !  Déjà, je connaissais leurs prénoms, le plus petit s’appelait Nino, il avait 3 ans,  il y avait Danillo âgé de 10 ou 11 ans et le grand frère Lino.

Comment décrire le jour mémorable de leur arrivée ?  Maman avait fait un simple repas  arrosé comme il se doit.  L’argent était rare chez nous mais pour cet événement au diable les économies.

Ils étaient là, fatigués, Nino pleurant sur les genoux de son père, Danillo, timide, ne voulant pas dormir ; Lino, à côté de sa mère,  allait enfin  retransmettre cette mission de responsabilité  qu’il avait accomplie lors de l’absence de son père.

Le gros dictionnaire, celui  que je portais à grand peine, avec ses pages roses  réservées aux mots latins nous fut, bien sûr, tout à fait inutile.  Mais les regards, les gestes du cœur oh ! Combien nous en saisissions  le sens !  Et ce moment devint, pour nous tous, privilégié et inoubliable.

Danillo, par ce beau jour, était entré dans ma vie.  Il m’appela bien vite ‘Rosetta’ sans doute la traduction de Josette ?  J’appris rapidement quelques mots d’italien et nous fîmes un doux mélange de nos langues latines. …Sans doute, un jour, je partagerai avec vous, dans son intégralité:  Flash sur photos jaunies

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