Archives de la catégorie ‘histoire d’une vie

photo du mois # 33# – L’Innovation   21 comments


 

THEME

choisi par Cricriyom from Paris  – Note de l’auteur(e) :

Comment pouvons-nous mettre en valeur l’innovation, la création collective, le eureka des temps modernes?

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J’ai longtemps hésité …  Avant de sélectionner cette photo ..

Pourquoi donc ce cornet acoustique ?

Effectivement, chacun sait que c’est pour une meilleure audition pour les personnes ayant une déficience auditive …

Je fais partie de  ces personnes « malentendantes » !

Ce cornet est le précurseur de ce petit appareil qui  m’aide à rester dans la compréhension  d’une conversation, dans le plaisir et l’émotion du chant des oiseaux, de  la musique ou du théâtre … En un mot, il est, pour moi et pour toutes les personnes qui l’emploient  un outil de « communion » .  Un « bijou »  précieux qui loin de m’isoler du monde m’y fait participer.

Voilà, pourquoi je mets à l’honneur ce précurseur datant du 18e siècle (photo faite au Musée de la vie bourguignonne à Dijon  – que j’ai scannée et sur laquelle j’y ai ajouté son « arrière-petit-fils »  qui est logé dans mon oreille droite.

Innovation-2 (2)

 

 

Nous avons le grand plaisir de nous enrichir d’un nouveau « maillon » :

  • Jakline (http://marenostrum.over-blog.net)

  • La connaissant depuis pas mal d’année, je ne doute pas que vous comprendrez mon enthousiasme à la retrouver ici parmi nous !

Je suis curieuse de découvrir les innovations des participants de ce mois ,( mais,  devant subir une petite intervention chirurgicale le lundi 16.  Je devrai attendre jusqu’au 19 avant de satisfaire entièrement ma curiosité …   )  postposée au 23 octobre !  

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, El Padawan, Eurydice, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Kellya, Krn, La Fille de l’Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Memories from anywhere, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sandrin, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, Ventsetvoyages, Who cares?, Xoliv’.

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Publié 15 octobre 2017 par josydhoest dans histoire d'une vie, je vous invite, photo du mois

BELGIQUE-ITALIE ….   15 comments


Nous commémorons le   marchandage, voici 70 ans d’un  échange :   charbon contre des hommes.

Le sort de dizaines de milliers d’Italiens était scellé ; comme disent couramment les vieux mineurs italiens en Belgique : « l’Italie les avait vendus à la Belgique pour quelques sacs de charbon ».  Voici un recueil d’Anne Morelli sur le sujet  : A lire

http://www.journalbelgianhistory.be/fr/system/files/article_pdf/BTNG-RBHC,%2019,%201988,%201-2,%20pp%20083-130.pdf

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A GARDER BIS2

1946

Voici mes premiers contacts avec ces hommes(extraits de « Flash sur photos jaunies)

« Souvent, dans les promenades avec mes parents, juste après la guerre, nous passions en face de baraquements en bois ou en tôle qui se situaient près des charbonnages à la limite de Piéton et de Trazegnies.

  Un sentiment de vague insécurité, d’inconnu  me faisait presser les pas encore petits et, furtivement, je mettais la main dans la poche de mon père.  Il ne disait  rien, me regardait, souriait et pressait mes petits doigts.

Un jour pourtant, un homme puis deux ou plus, je ne m’en souviens plus, sortirent de ces sortes de hangars et invitèrent père à y entrer.

  Je constatai, avec étonnement, qu’il paraissait très bien les connaître ; ils l’avaient  appelé Emilio, mais pourquoi ?  Puisqu!il  se nommait Emile.  Je ne comprenais point cette langue dont ils usaient, elle me paraissait cependant belle et chantante à l’oreille.

Dès notre entrée, une odeur suffocante de poussière mêlée d’humidité, de sueur et chaleur fétide agressa mes narines.  Je n’osais respirer tant cela me répugnait.  Et pourtant, ils vivaient là dans une pièce mi-éclairée par un faible trait de lumière qui avec grand peine se frayait un chemin au travers d’une lucarne au manteau de suie et de saleté.

Sur une planche, servant de table, se trouvaient pèle mêle tasses en fer, bidons  et  petites cafetières d’eau  et, relégués dans un coin, des lits de camp recouverts de couvertures militaires  à la couleur vieillie.  Pour terminer l’inventaire, un feu à charbon entiché d’un long tuyau branlant  refoulait une fumée qui me raclait la gorge.

Je cherchais un enfant  avec qui jouer … une femme qui, peut-être, me prendrait dans les bras …  Mais non, rien que des visages d’hommes fatigués, aux yeux cerclés de noir, mal démaquillés.   Quelques paroles, beaucoup de gestes et surtout des lettres avec de gros cachets furent présentées ; mon père les plia et soigneusement les mit en poche.

J’avais hâte d’être au grand air  des champs.  Mille questions se bousculaient dans ma tête ; mon regard interrogateur fit sourire père et je n’allais plus tarder à connaître le  motif de cette visite.  Le tic familier de son nez faisait cligner les yeux et remonter la lèvre supérieure c’était le signe précurseur de paroles sérieuses :

  • Ce sont mes compagnons de travail, ils sont mineurs de  fond .  Ils viennent d’Italie.  Ils ont quitté leur terre, leur famille pour travailler ici et …

Mais un papillon passant, me fit lâcher la main de père. Je m’élançai vers lui, il se posa sur un coquelicot juste un instant, j’oubliais le moment passé  pour être toute à la joie de ce spectacle : la fleur, le vent léger et le papillon aux  ailes chatoyantes au soleil.

Seules les lettres me rappelèrent les hommes de l’autre pays et pour eux, je vis père écrire … écrire … et encore écrire.

De longs temps passèrent, parfois sur la pointe des pieds, ils venaient demander des nouvelles, leurs visages étaient toujours aussi mal lavés mais à présent  je pouvais les appeler par leurs prénoms.

Sans trop comprendre, j’écoutais leurs inquiétudes, leurs souffrances d’être loin des leurs ; et mère leur présentait un morceau de tarte au sucre ou au riz qu’elle venait de préparer et dont elle seule  avait le secret. Père les réconfortait.. Oui, elle viendrait bientôt cette autorisation.  Ce n’était plus qu’une question de jours et les familles seraient enfin réunies.  Ils pourraient même habiter dans notre village…  Et si c’était à côté de chez nous …  j’aurais de nouveaux amis … J’étais impatiente de fêter cet événement.

Puis ce fut comme une révolution, tout alla très vite (du moins dans ma tête), il y avait de l’électricité dans l’air,    on parlait fort, ces visages burinés s’étaient habillés de rire, de larmes, une bouteille d’eau de vie « chassart » était ouverte … Bref, on fêtait avec ces nouveaux amis leurs futures retrouvailles familiales.  La famille Léonardi était composée de sa femme et de trois garçons, elle habiterait la maison mitoyenne à la nôtre dont la sœur de ma mère était propriétaire (de la nôtre aussi d’ailleurs).  Je me mêlais, très excitée, à ces réunions de joie ; j’allais avoir de nouveaux copains !  Déjà, je connaissais leurs prénoms, le plus petit s’appelait Nino, il avait 3 ans,  il y avait Danillo âgé de 10 ou 11 ans et le grand frère Lino.

Comment décrire le jour mémorable de leur arrivée ?  Maman avait fait un simple repas  arrosé comme il se doit.  L’argent était rare chez nous mais pour cet événement au diable les économies.

Ils étaient là, fatigués, Nino pleurant sur les genoux de son père, Danillo, timide, ne voulant pas dormir ; Lino, à côté de sa mère,  allait enfin  retransmettre cette mission de responsabilité  qu’il avait accomplie lors de l’absence de son père.

Le gros dictionnaire, celui  que je portais à grand peine, avec ses pages roses  réservées aux mots latins nous fut, bien sûr, tout à fait inutile.  Mais les regards, les gestes du cœur oh ! Combien nous en saisissions  le sens !  Et ce moment devint, pour nous tous, privilégié et inoubliable.

Danillo, par ce beau jour, était entré dans ma vie.  Il m’appela bien vite ‘Rosetta’ sans doute la traduction de Josette ?  J’appris rapidement quelques mots d’italien et nous fîmes un doux mélange de nos langues latines. …Sans doute, un jour, je partagerai avec vous, dans son intégralité:  Flash sur photos jaunies

A VOUS QUE J’AIME   1 comment


Pour  le défi « Croqueurs de mots » :

http://petitesgraines.eklablog.com/defi-165-mene-par-durgalola-a125733966

Pour illustrer cette  phrase de Christian Bobin : « Quand on aime quelqu’un on trouve toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire jusqu’à la fin des temps. »

Voici le lien d’ un billet que j’ai mis sur mon blog il y a quelques temps :  Mes amis de toujours !

Amis Bert et Jeanine_-2 (2)

 

 

Publié 2 mai 2016 par josydhoest dans Emotions, histoire d'une vie, je vous invite

Maintenant que la jeunesse ….   6 comments


Un moment d’émotion … Je la chantais dans ma jeunesse !

Publié 19 septembre 2015 par josydhoest dans Emotions, Etats d'âme !, histoire d'une vie

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DES PHOTOS D’ANTAN … ET UNE PETITE BAFOUILLE   14 comments


Adolescence …

Un pas d’adulte, Un saut d’enfance !

ADOLESCENCE (photos) billet

Regards lointains …

D’un slow qui se souvient …

De pas entrelacés

Murmures secrets …

Baisers volés …

Jupons frôlés…

Adolescence …

années passées …

Dans la douceur d’un soir

Bien loin du désespoir …

Une petite fleur

 Que l’on effeuille

Souvenirs anciens  qui font du bien …

Des heures heureuses loin des chagrins !

Adolescence et verbe aimer

 qu’il faut apprendre et conjuguer !

Publié 13 novembre 2014 par josydhoest dans aux amis du net !, Emotions, histoire d'une vie

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EN CES JOURS DE COMMEMORATION !   19 comments


Je vous présente deux photos de soldats américains.
Celles-ci ont été offertes à mon père.

photos des soldats américains1

Je me souviens, pourtant j’étais petite, des visites du soldat (celui qui est seul sur la photo), mais j’en ignore la raison. Tout ce que je sais, c’est qu’à cette époque, ma mère faisait la lessive et le repassage pour des soldats américains et que mon père était résistant.
Je me souviens aussi des boites de conserves américaines que papa ramenait à la maison, parce qu’elles étaient « abîmées » et que nous mangions …

Mais tout ceci sera repris dans un récit, déjà ébauché dans les années 2008, les ami(e)s de ce temps là, s’en souviendront. Il s’appelle « Flash sur photos jaunies ». (Je pense mettre à profit les prochaines vacances pour en refaire la lecture et vous le présenter en épisode.)

Mais, pourquoi mettre ces photos dans ce billet ? Au verso de celles-ci on peut lire (avec difficulté) certains renseignements. Et puis il y a cette une idée persistante dans ma petite tête « On ne sait jamais, si quelqu’un de la famille pouvait les reconnaître ? » !!! Oui, je sais, je rêve comme l’enfant que j’étais alors..

photos des soldats américains4_DSC0007

Quant au porte-mine c’est le soldat qui se nomme Joseph (voir photo )qui l’a offert à Mon père. Combien de fois, ai-je entendu papa dire qu’il y tenait, comme à la prunelle de ses yeux.

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Lorsque je l’utilise c’est comme si je rendais hommage à cet homme qui, à un moment précis, est entré dans notre vie !

Publié 7 juin 2014 par josydhoest dans aux amis du net !, Emotions, histoire d'une vie, Récits

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un petit coin de paradis – suite n° 2   21 comments


Avec l’année finissante arrivaient les fêtes et la joie de les célébrer en famille, là-bas non loin de mon coin privilégié.

Aller à la rencontre du vent, monter cette dune, sans caillebotis, parsemée de branchages coupés. Voilà ce que, par un jour froid d’un 31 décembre, je fis.

Photo  La Jenny 2010 vacances 031

Ma solitude apaisée, mes pas retrouvaient les sillons de la vague descendante. Amusée, je gravais mes empreintes sur ses traces ondulantes délaissées, pour peu de temps, sur le sable humide.

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Au gré de mon envie, je cherchais ce que l’océan y avait déposé et je savourais un plaisir simple lorsque je trouvais quelques beaux spécimens de souches, galets ou coquillages.

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La plage était presque déserte. Un couple emmitouflé avait fait d’un tronc d’arbre échoué, un banc de fortune. Leur chien, ivre de cet immensité, s’amusait, sans mesure, avec une pomme de pin égarée.
A cette joie-bonheur, je me laissais toute entière face au grand large. Seul comptait l’instant … et l’heure, ainsi, s’égrenait.

Une voix surprit mes rêveries et mon errance :

– « Alors, on cherche des trésors ? »

Je  regardai mon interlocteur. Il n’était pas grand. Le capuchon d’un manteau trop large, gris et rapé, lui couvrait la moitié du visage; seule une bourrasque de vent m’en dévoilait, par à coup, son contour. Les empreintes, bien visibles, d’une varicelle ancienne éclaboussaient ses joues et, pour couronner le tout, une large tache de lie de vin lui mangeait le côté gauche de la face. Un sac, descendant de l’épaule, lui cachait les mains.

D’où avait-il surgi ? peut-être des Tours de Notre Dame .

Je constatai, rapidement, qu’autour de nous, la plage était déserte ; seul un groupe imposant de mouettes prêtes à l’envol , nous guettaient.

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Décidément, je ne changerais jamais, l’espoir d’une belle découverte m’ordonnait d’aller de plus en plus loin et voilà, j’étais bel et bien seule avec cet inconnu.
En riant pour cacher ma vague inquiétude, je lui répondis, assez froidement :

– oui.
– Moi aussi dit-il !

A cet instant, sa main, couverte d’une mitaine, plongea dans le sac et , heureux, il me montra sa récolte de coquillages ,tout à fait, ordinaires.

Je fis de même. Émerveillé de mes découvertes, je vis dans son regard l’envie de les posséder.

Je le saluai et, un peu trop rapidement, lui formulai mes bons vœux.

Nous repartîmes chacun de notre côté, lui continuant sa balade, moi rebroussant chemin.

Mais voilà que mon désir de faire plaisir se dit insatisfait et je culpabilise ! Je vais l’appeler,lui offrir ce que la mer a déposé à mes pieds .

turitelles

Je me retourne. Mais déjà ses pas, les miens, nous avaient séparés deux fois trop vite. Seul, l’horizon devenu gris me renvoyait une tâche sombre dans le lointain.

La fin du jour naissant, mains en poche protégeant ma récolte, je me hâtai vers l’âtre où les miens, pas trop inquiets, m’attendaient.

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C’est ainsi, que je fis la connaissance du majordome !.

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