Archives de la catégorie ‘ATELIERS

3e PARTICIPATION – à « L IMAGECITATION #32# CHEZ GISELE   5 comments


« L’arbre.  Son ombre lui fait une que de paon qui ouvre et ferme ses yeux au soleil , selon que le vent agite leurs paupières, les feuilles. »

Jules Renard –

Forêt en automne

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Publié 13 septembre 2017 par josydhoest dans ATELIERS, Image-citation chez Gisèle

Seconde participation de l’imagecitation 32 – Autre maxime   5 comments


Concours chez Gisèle IMAGECITATION1

« On a bien raison de dire su’il n’y a rien de plus beau que frégate à la voile, cheval au galop et femme qui danse »  Honoré de Balzac – Le père Goriot . 

Publié 13 septembre 2017 par josydhoest dans ATELIERS, Emotions photos, Image-citation chez Gisèle

TABLEAU DU SAMEDI #9# – Atelier Lady Marianne   7 comments


 

JEAN FRANS VERHAS (peintre belge)

Jan Verhas

(Termonde 1834-Schaerbeek 1896)

Peintre de scènes de genre, portraits, paysages et animaux.

Jan Verhas fut élève de son père, Emmanuel Verhas, et de Nicaise De Keyser à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers. Vers 1860 il séjourna à Paris. Il voyagea en Italie en 1862 et se fixa ensuite à Anvers. Entre 1863 et 1867, il demeura à Binche et à partir de 1867 à Bruxelles où il peignit des portraits d’enfants. Il obtint une médaille d’or au Salon de 1889 à Paris. Après ses débuts académiques il prit le chemin du romantisme (1854 – 1867), ensuite il fut attiré par le thème de l’enfant (1868 – 1879). Sa palette devint plus claire et ses couleurs de plus en plus raffinées. Entre 1882 et 1896 il se sentit attiré par la vie animée de la plage à Heist. (wikipédia)

    *     *     *     *     *

Le XIXe  siècle fut pour la peinture une période de renouveau fondamental.  Les nouvelles tendances partageaient un même mot d’ordre : « Liberté ».  Mais nombre d’artistes continuèrent à peindre à la manière classique, suivant les « règles de l’art » traditionnelles.

Jan Frans Verhas (1)

le maître peintre , 1877 (oeuvre photographiée au Musée des Beaux-Arts de Gand) 

 

M.B.A de Gand - 19r (11)

Cet instantané de Jan Verhas, peintre de personnages à succès, en est un bel exemple.  La scène est située dans un milieu bourgeois aisé, comme on peut le déduire à l’ameublement.  Le benjamin de cette assemblée enfantine applique,  avec concentration, ses premiers traits de pinceau, sous le regard attentif et attendri de son frère et de ses trois sœurs.

Verhas rend leur spontanéité avec beaucoup de justesse.  La composition est réfléchie , les lignes sont pures , les couleurs chaudes et les détails nombreux.

Le Maître peintre, au titre ironique, est l’une des nombreuses scènes du genre de Verhas où le rôle principal est tenu par des enfants de bourgeois fortunés.

James Ensor (que je vous présenterai bientôt) , qui n’est pas pourtant le plus « classique » des artistes, en a dessiné une copie vers 1900.

TABLEAU DU SAMEDI #6# – LADY MARIANNE   17 comments


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RIK WOUTERS  (Malines (Belgique 21/08/ 1882-Amsterdam 11/07/1916)

Rik Wouters 2-5

  Il commence sa formation artistique à 12 ans auprès de son père, fabricant de meubles, un secteur qui fait alors la réputation de la ville.  Il y  apprend à sculpter des motifs décoratifs. En 1897, il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de Malines et en 1900 à l’Académie de Bruxelles où il suit notamment le cours de « sculpture d’après nature » de Charles Van der Stappen, un professeur et artiste réputé.

En 1904, il rencontre Hélène Duerinckx, surnommée Nel, alors âgée de 16 ans.  Elle pose pour des artistes.  Ils se marient le 15 avril 1905 et s’installent à Watermael Boitsfort en banlieue bruxelloise.

Leurs conditions de vie sont à ce point misérable qu’il n’ont d’autre choix que d’aller vivre à Malines chez le père Wouters, qui met à disposition de Rik un coin de son atelier.  A Malines, il participe à sa première exposition, au cercle artistique De Distel (le charbon), en février 1906.  Le succès n’est pas au rendez-vous.  Il détruit toutes ses œuvres, à l’exception de la grande sculpture la nymphe.

Début 1909, il participe au « Prix de Rome » et il termine à la 16e place.  La critique artistique commence à citer régulièrement son nom, attirant l’attention sur l’originalité de ses œuvres.    Wouters fait la connaissance de Simon Lévy, qui l’introduira à l’art de Pal Cézanne et de Vincent Van Gogh.  Wouters participe à l’exposition universelle et internationale de Bruxelles de 1910 ainsi qu’au Salon des Indépendants de 1911.  Les critiques sont encourageantes mais les ventes sont rares.

En avril 1912, après l’exposition inaugurale de sa galerie, à laquelle Wouters présente 13 de ses plus belles sculptures, 6 peintures et plusieurs dessins, Giroux propose à Wouters un contrat lui permettant de travailler avec les meilleurs matériaux, à l’abri de toute préoccupation financière en percevant des mensualités et un pourcentage sur le produit des ventes.  En échange, l’artiste assure au marchand l’exclusivité de sa production.

A la fin du mois d’avril 1912,  Wouters part à Paris avec Nel et deux artistes, ils arpentent Paris, passant d‘expositions en galeries, de salons en musées.  Wouters découvre enfin de ses propres yeux les peintures de Cézanne, qu’il n’avait jusque là pu voir que par le biais de reproductions en noir et blanc.  En plus, il apprécie Matisse, Renoir, ainsi que Van gogh .

A peine rentré à Boitsfort, il se lance dans la peinture en plein air.  Sa manière de peindre est radicalement nouvelle : sa palette s’éclaircit, les couleurs deviennent plus vives.  Il se sert de la toile fine ou demi-fine qui permet de conserver l’éclat des couleurs.  La toile est à peine effleurée au pinceau, laissant souvent apparaître la trame du tissu.  Les couleurs sont désormais appliquées en touches légères et non plus au couteau à palette.

Il participe à l’exposition internationale de Venise en 1912 avec 2 sculptures.  Il  se rend à Cologne et Düsseldorf où il visite l’Exposition Marcel de Nemes.  Ce voyage est aussi l’occasion pour lui de découvrir des tableaux des expressionnistes allemands Ernest Ludwig Kirchner et Karl Schmidt-Rottluff.

La Grande Guerre et la maladie

La guerre éclate.  Wouters est mobilisé la mi juillet 1914 et envoyé au front dans la région liégeoise.  La correspondance de Wouters est amère, il ne comprend pas cette guerre, vit très mal le fait d’être éloigné de son épouse et se désespère des horreurs qui l’entourent.  Il se plaint également de plus en plus souvent de violents maux de tête.

En captivité : Amersfoort et Zeist

Une partie de l’armée belge traverse la frontière néerlandaise et Wouters se retrouve emprisonné à Amersfoort.  Début novembre 1914, il est envoyé dans le camp de Zeist.  Comme ses amis lui procurent du matériel, il se remet à  travailler, réalisant des dessins et aquarelles du camp.  Sa santé se détériore rapidement.  Début 1915, souffrant de terribles céphalées, il est opéré à Utrecht de ce qu’on croit être une sinusite.  Les époux Eppo Roelfs Harkema prennent à leur charge tous les soins médicaux ainsi que son installation avec Nel  dans un appartement à Amsterdam en juin 1915.

Les musées d’Amsterdam prennent l’initiative

En octobre 1915, le Rijksmuseum organise une exposition de ses œuvres sur papier et, reconnaissance inespérée, le Stedelijk Museum présente, du 22 janvier au 15 février 1916, quelque 80 pièces.  Il s’agit en réalité de la première exposition d’ensemble de son œuvre dans un musée.  Le public se montre enchanté.

Il meurt le 11 juillet 1916 à Amsterdam.

(ce texte est présenté à l’exposition qui lui est consacrée au Musée Royal des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles)

Rik Wouters 3-31

Le flûtiste (1914)

RIK WOUTERS

A laissé une œuvre éclatante et colorée, loin des drames qui ont marqué son existence jusqu’à sa disparition prématurée en 1916, à l’âge de 33 ans.  Il a dominé tant la peinture, la sculpture que le dessin :  son parcours extraordinaire l’érige aujourd’hui en Maître incontestable de l’Art moderne en Belgique.  L’art de Rik Wouters, c’est avant tout une abondance de couleurs et des sujets authentiques simples, touchants.  Par son langage visuel, la construction de ses sujets est la richesse lumineuse de sa palette, il a développé un style d’avant-garde, tout en ayant été associé à Ensor et Cézanne.

A ne pas manquer , au Musée Royal des Beaux-Arts de Bruxelles,  l’exposition de la plus importante collection de ses œuvres remarquables.   A voir jusqu’au 2 juillet 2017 (fermé les lundis , le 1er mai).

Si vous avez envie de découvrir  plus de tableaux et de sculptures (les nus n’y sont pas – ayant eu, avec WordPress  des soucis à ce sujet voici quelques années …( Il voulait tout simplement fermer mon blog alors que je présentais une oeuvre d’art  de Bertolle )voici le lien (qui je l’espère) vous emmènera vers l’album  : Oeuvres de RIK WOUTERS –

Tableau du samedi #5# – Lady Marianne   16 comments


géré par Lady Marianne

 

CONSTANTIN MEUNIER

(Né à Etterbeek (Bruxelles) 12 avril 1831- mort à Ixelles (Bruxelles le 4 avril 1905)

 

Je vous propose une oeuvre d’un artiste qui me tient énormément à coeur !  Il a tellement bien représenté, tant par ses peintures que par ses sculptures, le milieu ouvrier dont je suis issue, et que l’on appelait  : le Pays Noir.

Je vous invite à  cliquer ICI afin d’accéder  à un résumé de sa biographie.  Ou encore : CECI 

Voici donc l’oeuvre   » Le creuset brisé  » datant de (1879 ou 1880)

que j’ai photographiée au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles

 

 

Si vous passez par Bruxelles, ne manquez pas de visiter  :  Le musée Constantin Meunier !

 

 

TABLEAU DU SAMEDI #4#   8 comments


ATELIER DE LADY MARIANNE 

Le principe 

Pas besoin d’avoir fait les beaux-arts.  L’émotion et le partage sont les 2 clés avec lesquelles nous ouvrirons cet atelier.

Quelques mots sur le peintre  et ce qui a motivé  le choix du  tableau présenté sont les bienvenus.

 

  *   *   *

Je vous présente un autre (pas le dernier) peintre belge !

De Brakeleer Henri 

 

Henri de Braekeleer, né à Anvers le 11 juin 1840 et mort dans la même ville le 20 juillet 1888.

Inscrit en 1854 à l’académie d’Anvers, H. De Braekeleer en sort en 1861, non sans avoir exposé deux œuvres au salon triennal, en 1858 : « Le faucheur, La laveuse » . Celles-ci furent vertement reçues par la critique.

 Deux courts voyages, à Amsterdam en 1863, à Francfort en 1864, constitueront vraisemblablement ses seuls déplacements à l’étranger. L’œuvre de H. De Braekeleer est complexe et marquée d’influences diverses. Son réalisme évocateur, il le doit aux leçons de son père, F. De Braekeleer; sa gravité et son sens aigu du détail à celles de son oncle, H. Leys.

Son intimisme n’est pas étranger à la tradition du XVIIe siècle hollandais. On ne peut davantage écarter l’influence probable de l’esthétique humble et contemplative de John Ruskin à laquelle De Braekeleer aurait été sensible. Mais l’atmosphère intime et feutrée des scènes d’intérieur reflète plus encore la personnalité profonde de l’artiste.

Souffrant de troubles mentaux, il est contraint d’interrompre son travail entre 1880 et 1883. Des natures mortes plus librement exécutées, quelques figures féminines brossées à l’aide d’une large technique « impressionniste » qu’il n’a jamais maîtrisée ni réellement assimilée, ne sont qu’un intermède avant le retour, dans ses dernières œuvres – « Le repas » (vers 1885,)  « Le globe terrestre »  – à une esthétique réaliste jamais abandonnée. ( Extrait du –  dictionnaire des peintres belges -)

La solitude est devenue pour lui un choix de vie. Il loue une chambre dans le vieil Anvers, la quitte au bout de deux ou trois mois et en choisit une autre qu’il abandonnera pour un troisième refuge.

Henri de Braekeleer (1840-1888) – L’homme à la fenêtre -1873-76

 Son but? Faire le portrait des chambres! Mais ce sont les fenêtres qui le fascinent, celles qui permettent d’apercevoir l’animation de la place ou les jardins, les toits, les clochers.

  *   *   *

Ce tableau a accroché mon regard un bon moment, lors de ma visite à l’exposition « Fin de siècle » au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles .

Cet homme regardant par la fenêtre est dans une pièce paraissant vide … Vient-il visiter un nouveau logement ?  Ou au contraire, jette-t-il un dernier regard vers le mouvement de la rue qu’il quitte … ?

Publié 25 mars 2017 par josydhoest dans ARTS, ATELIERS, MUSEES, PEINTURES

Le tableau du samedi #3#   16 comments


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ATELIER DE LADY MARIANNE 

Le principe 

Pas besoin d’avoir fait les beaux-arts.  L’émotion et le partage sont les 2 clés avec lesquelles nous ouvrirons cet atelier.

Quelques mots sur le peintre  et ce qui a motivé  le choix du  tableau présenté sont les bienvenus.

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Je continue sur la découverte des peintres belges et aujourd’hui,

je vous propose Léon Fréderic ( Bruxelles 26 /08/1885-25/01 1940 Schaerbeek).

 

Autoportrait

Sa biographie (wikipédia)  Fils d’un bijoutier prospère, Léon Frédéric entre en 1871 comme apprenti chez le peintre-décorateur Charles-Albert, et suit les cours du soir à l’Académie de Bruxelles. En 1874, il travaille dans l’atelier particulier de Jean-François Portaels. L’année suivante, il se cotise avec de jeunes peintres pour louer un atelier où ils peuvent étudier le modèle vivant. De 1876 à 1878, il prépare le Prix de Rome auquel il échoue, mais son père lui offre de quoi voyager en Italie toute une année de 1878 à 1879, il fait ses débuts au sein du groupe l’Essor qui réunit des tenants du réalisme. En 1883, il est salué comme un peintre plein de promesses avec son tableau Les Marchands de Craie, un triptyque ralliant le modernisme au génie des Maîtres primitifs, et durant les années 1890, il devient un des peintres les plus populaires de Belgique, cité aux côtés de Constantin Meunier ou d’Eugène Laermans. Le 24 avril 1929, le roi Albert I accorde à Léon Frédéric (en même temps qu’à James Ensor) le titre de baron.

Musée B.A BXL 2-72

Les marchands de craie – le matin – le midi – le soir

Le triptyque, une forme répandue au Moyen Age et à la Renaissance, a connu un regain de faveur à la fin du XIXe siècle, chez les nazaréens allemands comme chez les préraphaélites anglais ou en Belgique.

Léon  Frédéric a exécuté près d’une soixantaine de polyptyques, supports qu’il jugeait adéquats pour exposer au public les grandes questions de son époque.

Il représente ici trois moments de la vie d’une famille de colporteurs : le départ à la levée du jour, la pause pour un repas frugal et le retour le soir au foyer.  C’est avec beaucoup de sensibilité que le peintre traduit la timidité craintive des enfants, dont on devine la résignation et le courage dans l’accomplissement de leur devoir.

Musée B.A BXL 2-66

Départ au lever du jour

Léon Frédéric (1865-1940) - Les marchands de craie - le midi

La pause pour un repas frugal

Musée B.A BXL 2-58

Retour, le soir, au foyer

Publié 18 mars 2017 par josydhoest dans ARTS, ATELIERS, MUSEES, PEINTURES

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